‹ Étude sur les convolvulacéesChapitre 2 sur 17 · CARACTÈRES BOTANIQUES DES CONVOLVULACÉES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES BOTANIQUES DES CONVOLVULACÉES

Les Convolvulacées sont des plantes herbacées ou sous-ligneuses ou ligneuses, à tige généralement volubile et grimpante, rarement dressée (convolvulus tricolor ) arborescentes, quelquefois à suc laiteux, peu souvent aqueux.

Les feuilles sont alternes, sans stipules, sessiles ou pétiolées, cordiformes le plus souvent, entières ou palmatilobées ou palmatiséquées, rarement pinnatifides, à bords très entiers.

Les fleurs sont complètes, régulières, à pédoncules axillaires ou terminaux, simples ou trichotomes, ordinairement bibractéolés ; les bractéoles se rapprochent quelquefois du calice et deviennent accrescentes après l’anthèse. R. Brown, en établissant le genre calystegia, avait placé au nombre de ses traits distinctifs la double bractée qui est située à la base de chaque fleur et qui l’enveloppe avant l’épanouissement.

Le calice présente cinq sépales égaux ou inégaux, uni, bi, trisériés, persistants, souvent môme accrescents, à préfloraison quinconciale. Les formes variées du calice, l’inégalité plus ou moins grande des sépales sont au nombre des moyens les plus fréquemment employés pour distinguer les espèces, mais rarement on en déduit des caractères génériques.

La corolle, insérée sur le réceptacle, est monopétale, régulière, campanuléeou infundibuliforme

ou quelquefois hypocratériforme, à limbe quinquifide, plane ou formant cinq plis, presque entier à préfloraison plissée et convolutive, rarement imbricative.

L’androcée se compose de cinq étamines insérées au fond du tube de la corolle, alternipétales, exsertes ou incluses, à filets de longueur quelquefois inégale, le plus souvent élargis et velus à la base et filiformes au sommet. Les anthères sont introrses, biloculaires, basifixes ou apicifixes, à déhiscence longitudinale. Le pollen, hérissé de papilles est sans plis, mais il offre ses pores nombreux et épars.

Le pistil est presque toujours formé de deux carpelles libres ou soudés, rarement il existe trois ou quatre feuilles carpellaires se touchant par leurs bords. L’ovaire est quelquefois entouré à la base d’un nectaire en anneau et se compose de 2, 3, 4 loges contenant chacune un ou deux ovules ; il est parfois uniloculaire et uniovulé par avortement. Le nombre des loges et des cloisons de l’ovaire est un caractère important. Les ovules sont demi-campulitropes ou demi-amphitropes.

A l’ovaire divisé correspond un style central et basilaire (caractère qui montre l’analogie des convolvulacées qui le présentent avec les borraginées et d’une manière plus éloignée avec les labiées) tandis qu’il est terminal dans l’ovaire unilocutaire, tantôt unique et entier, tantôt unique et bifide, tantôt double et chaque branche entière,

tantôt double et chaque branche bifide. Le stigmate est simple, glolubeux, très souvent bilobé au dessus du style unique, rarement plurilobé.

La forme des stigmates est le caractère le plus habituellement présenté pour distinguer les genres les plus importants de la famille, comme le genre convolvulus et le genre ipomœa.

Le fruit est tantôt capsulaire à déhiscence septicide (convolvulées) offrant de 1 à 4 loges qui contiennent ordinairement une ou deux graines attachées vers la base des cloisons, et s’ôuvrant en 2 ou 4 valves, dont les bords sont appliqués sur les cloisons qui restent en place ; tantôt charnu et indéhiscent. Ce caractère qui se trouve dans les solanées, borraginées et qui y est placé en première ligne, mérite ici la même importance.

Les graines sont arrondies par le dos, glabres ou poilues, insérées vers la base de l’angle interne des cloisons, elles ont un testa dur et noirâtre. L’embryon, plus ou moins courbé, montre des cotylédons plissés ou en spire, épais et droits dans les Maripa, nuis dans les Cuscutes qui sont aussi privées de feuilles. La radicule est voisine du hile infère ; l’albumen est mucilagineux et peu abondant.

Les convolvulacées naissent, pour la plupart, sous la zone intertropicale, non loin du littoral ; elles diminuent en s’approchant des pôles, deviennent rares dans nos climats et manquent absolu-

ment dans les régions arctiques, ainsi qu’au sommet des montagnes. Le plus grand nombre habite le rivage atlantique de l’Amérique ; quelques espèces sont aussi éparses loin du littoral, mais bien rares cependant sont celles qui s’en éloignent complètement.

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