‹ Étude sur les convolvulacées purgativesChapitre 10 sur 10 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il résulte des recherches auxquelles je me suis livré sur les con volvulacées purgatives, les faits suivants :

1“ ]j’Exogonium purga, qui produit le jalap tubéreux ou oKicina! proprement dit, n’est pas une plante exclusivement propre au versant oriental de la chaîne de montagnes qui traverse le Mexique. On le retrouve sur la pente occidentale de la meme chaîne, et les racines qu’il y fournit sont versées dans le commerce par les ports qui nous envoient les jalaps des environs de Xalapa.

2“ Le jalap fusiforme, dû à VIpomœa orizabensis, mériterait aussi bien que le tubéreux le nom de jolap officinal. J’y ai pu doser jusqu’à 20 p. 100 de résine, quantité que je n’ai jamais rencontrée dans ce dernier. D’une manière générale je les mets sur le même plan.

,3" Le jalap dit de 7V<m;)îcoestunesortecomm8rcialeinférieur0 dont l’origine est encore entourée d’obscurité. Il peut être utilisé pour l’extraction de sa résine, mais ne doit pas être donné en nature.

4“ Ces trois jalaps renferment du sucre dont on avait déjà constaté la présence chez le premier. Ce sucre, qui pourrait être du sucre de canne, en partie au moins, y existe dans la proportion de 12 à 15 p. 100. I.e jalap fusiforme est celui qui en contient le plus.

.5" La résine du jalap fusiforme, en tant que purgatif, a la même valeur thérapeutique que celle du jalap tubéreux.

6" Le turbilh est un purgatif abandonné à tort depuis fort longtemps. Il renferme assez régulièrement de 8 a 10 p. 100 d une résine qui, sous le rapport des propriétés médicales, n’a rien à envier à celles du jalap et de la scarnmonée, et qui pourrait parfaitement les remplacer au besoin.

7“ Le turbilh a, de même que le jalap fusiforme, l’avantage de n’êlre pas mélangé avec d’autres racines dans le commerce, et

d’être peu coûteux. Si sa consommation augmentait, il serait facile d’en obtenir des quantités considérables par la culture dans nos possessions de l’Inde.

8“ U renferme une quantité de sucre bien plus faible que le jalap; je l’ai évaluée par l’analyse, à ‘/j P- environ.

9° La résine du turbith est un glucoside.

10“ Il me semble utile, dans plus d’un cas, de remplacer le jalap, la scammonée et le turbith, qui sont exposés à des variations de composition dont on ne s’assure malheureusement pas toujours, par leurs résines qui n’auront pas cet inconvénient. Dans la préparation de la teinture de jalap composée notamment, je crois qu’il y aurait un grand avantage à faire cette substitution, après avoir toutefois assigné aux convolvulacées ci-dessus un titre déterminé, qui me semble être ; IG p. 100 pour le jalap, 75 p. 100 pour la scammonée, et 10 p. 100 pour le turbith.

Fu: bon à imprimer,

liO Directeur tle l’École de Pharmacie, BUSSY.

Le Vice-Recteurde l’Académie de Paris, A. MOURIER.

Page 1