‹ Étude sur les cornes des paupièresChapitre 6 sur 25 · RON · texte numérisé non relu

RON

Ambroise Paré (Lyon 1662) consacre, dans sa méthodique division, des maladies qui surviennent aux yeux, une description de l’athérome et des corps étrangers, mais rien sur les cornes des paupières. Pas davantage dans le très important chapitre des Monstres où les Monstruosités humaines sont comparées avec de nombreuses images à celles des animaux.

Si l’on ouvre les Traités des Maladies des Yeux de MAITRE JEAN (Troyes, 1907), celui de W. LAWRENCE (1630), celui de MACKENZIE (1830), celui de DE WECKER (1867), les Manuels d’Ophtalmologie de STŒBER (Paris, 1834), de E. Fucxs (1892); ces différents auteurs ne parlent jamais de semblables néoformations.

W. LAwRENCE signale seulement la Teigne des paupières, les Verrues et les Kystes.

MACKENZIE parle du Tylosis, du Chalazion, des Callosités, des Verrues.

Mais en aucun cas, il n’est fait allusion à la possibilité de la corne. Sa description remonte à VON Ham- MON (1840).

HALLAUER, dans un mémoire paru en 1909 dans le Zeitschrift für Augenhellkunde, réunit sous forme de tableau les observations de 1843 à 1903 et n’en trouve que 18 cas.

ZARZYCKI, dans sa thèse inaugurale, Paris 1901, rapporte 19 observations.

CIRINCIONE, dans la Clinica Oculistica (1901), étudie 6 cas personnels.

Nous apportons aujourd’hui, dans notre travail, 46 cas de cornes palpébrales.

RItE

Page 1