‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 10 sur 32 · SOUS · texte numérisé non relu

SOUS

Dans Achenbach nous trouvons la description de la corne dont nous donnons la description à la fin de notre thèse et qui se rapproche des théories précé: dentes.

Son éxamen. microscopique démontre qu'il s’agit d’une tumeur de caractère vraisemblablement épidermoïdal; de nouvelles productions cellulaires se développent continuellement contre la couche papillaire, de telle sorte que les couches cellulaires les plus anciennes, c’est-à-dire les plus haut placées, commencent à dégénérer et à subir la transformation cornée, d’où croissance en longueur. Il y a également augmentation du diamètre transversal à cause du grand développement épidermique dans le corps papillaire, encore favorisé par divers facteurs, tels que prolifération des parois des follicules, des canaux excréteurs, des glandes sudoripares et sébacées et perles cutanées.

En somme, il y avait peu d’altération de la couche papillaire, les papilles sont bien çà et là hypertrophiées, mais ce fait n’a rien d'étonnant, la prolifération énergique de la couche épidermique irritant nécessairement la couche papillaire voisine.

On ne peut, en tous cas, ne pas admettre que lon soit en présence d’une néoplasie primitivement papillaire ; tout permet de rattacher ce cas à ceux déjà publiés où la corne avait été produite par une multiplication cellulaire primitive du réseau muqueux, entraînant à sa suite une hypertrophie partielle des papilles.

Le point de départ précis n’a pu être déterminé à

cause des difficultés techniques. Les cornes cutanées

ET Me

prennent naissance, tantôt sur une peau en apparence normale, tantôt sur des cicatrices ou des kystes athéromateux. Panas croit qu’il faut les rattacher à une irritation des papilles, beaucoup plus rarement à une irritation des glandes cutanées; exceptionnellement, d’après Unna, elles se développeraient sur de petits fibromes cutanés.

En 1892, Lagrange (de Bordeaux) a donné une nouvelle théorie sur le développement de ces tumeurs, à propos « d’un cas de corne palpébrale » se rapprochant des précédentes théories épithéliales par ses globes épidermiques et de la théorie papillaire, par une exagération de tout le système papillo-épidermique qui aurait subi une transformation par suite d’une cause inconnue. |

« Au niveau de cette base, dans le point où on a porté la section, on constate les éléments ordinaires du derme, vaisseaux, tissu conjonctif, et papilles. Il n’y a pas de glandes sudoripares sur les coupes examinées, ce qui d’ailleurs est assez naturel au niveau des paupières. Les vaisseaux et letissu conjonctif ysont normaux.

« Les papilles sont, au contraire, très hypertrophiées, elles atteignent des dimensions 3 à 4 fois plus considérables qu’à l’état normal, surtout en longueur. Elles sont toutes coiffées d’un épithélium exubérant, jeune et proliférant avec activité. L’épithélium payimenteux qui coiffe les papilles forme ainsi une couche très épaisse et lon voit dans la substance

cornée proprement dite, des boyaux épithéliaux qui

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sont le prolongement des papilles. La substance cornée jaunâtre et vaguement fibrillaire présente un aspect absolument remarquable, à cause de la présence des globes épidermiques nombreux et tassés les uns contre les autres, qui les constituent. Les globes sont reconnaissables à la présence de petits flots cellulaires colorés par le carmin et entourés par des cercles concentriques de substance cornée qui dérivent évidemment de l’ilot épidermique ainsi isolé; les globes affectent des formes très variables ; les uns sont allongés dans le sens de l’axe de la corne, les autres arrondis ; quelques-uns, pris entre deux globes plus volumineux, sont aplatis et à peine reconnaissables.

« La production cornée se présente donc en deux endroits différents :

1° Au-dessus de Pépithélium des papilles ;

2° Autour de l’épithélium isolé dans la substance cornée.

Dans ces deux points la kératinisation présente ce fait particulier de se produire sans éléidine ; cette substance n’a pu être décelée qu'à de rares endroits; la production cornée est, par conséquent, de ce fait, absolument anormale. C’est là un premier point assez curieux dans l’évolution de la corne dont il est ici question,

« L’autre point, plus intéressant encore, résulte de la présence des globes épidermiques précédemment signalés. Comment se sont-ils formés ? |

« L'examen de ce qui se passe à la base de la tumeur

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nous donne une explication suffisante. Là on constate des lacs sanguins qui résultent probablement d’une hémorrhagie interstitielle provoquée par les attouchements, les chocs incessants auxquels cette production cornée était soumise. En plusieurs points on remarque que cette hémorrhagie, déchirant devant elle les éléments du tissu voisin, a rompu le sommet des papilles de façon à séparer ce sommet de la base du cône épithélial. Dès lors l'extrémité papillaire, composée de cellules épithéliales jeunes, est devenue libre et a continué à fabriquer les cellules cornées qu’elle formait déjà quand elle tenait à la papille. Autant de bourgeons épithéliaux papillaires ajnsi séparés, autant de globes épidermiques évoluant séparément et tous capables d’augmenter la longueur de la corne.

« Les attouchements multiples auxquels cette tumeur placée sur une partie découverte était exposée, les cautérisations, les excisions partielles qu’elle avait subies, expliquent suffisamment la présence des hémorrhagies péri-papillaires formant comme un réseau de lacs sanguins à la base du mal, à l’union de la corne proprement dite et de la peau. Les hémorrhagies en se produisant ont pu étrangler le sommet des papilles et en détacher la pointe qui dès lors, toujours nourrie par les sucs ambiants, continue à remplir sa fonction, c’est-à-dire à former de la substance cornée.

« La papille ainsi décapitée continue à proliférer et plus tard la poussée du sang extravasé ou un attouchement direct vient la décapiter de nouveau et en distraire sous forme d'un ilot arrondi l'extrémité tour-

née vers le sommet de la corne.

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« De chaque papille se sont aussi détachés successivement plusieurs flots épithéliaux ; ceux qui se sont détachésles premiers occupent le sommet de la corne, ce sont les plus petits, les plus usés par la dégénérescence cornée, les autres, plus récemment distraits de la papille-mère, sont plus volumineux.

« La transformation cornée des uns et des autres est la cause majeure, laraison d’être du développement de {a tumeur ».

L'examen microscopique qu’a fait Ballaban des trois cornes cutanées enlevées chez la même malade lui permet au contraire de rapprocher ces productions des papillomes dont les différencie seul un développement tout à fait particulier de l’épiderme avec kératinisation.

« La corne la plus récente à la structure du papillome ; il y a simplement un dépôt plus abondant de kératine dans les cellules de la couche moyenne, l’épiderme est épaissi, les couches cornées superficielles se développent en profondeur. Sur la corne la plus ancienne, on peut également suivre, jusqu’à la pointe, des papilles normales ou atteintes de dégénérescence hyaline par altération vasculaire. Cette disposition ne peut exister que si le développement du corps papillaire est primitif. [l est impossible de dire pourquoi certains papillomes se transforment en cornes et d’autres pas»,

Comme on le voit, Unna, Mitvalsky,. Dubreuilh, Achenbach, Valsham, etc, s’accordent à considérer la corne comme tumeur épithélale..Pour Unna, elle ne

serait autre au début qu’un fibrokératome constitué

+, pee

par une double hyperplasie épidermique et fibreuse, et considérant comme primitive l’hyperplasie conjonctive, et, d'accord avec Mitvalsky et Dubreuilh, les masses épithéliales prolifèreraient et seraient cause, par. leur prolifération, de accroissement de la corne. De réelles papilles connectivo-vasculaires, il n’y en aurait pas, ou alors elles ne joueraient qu’un rôle mécanique. L’expression de papilles désignerait simplement un prolongement saillant conjonctif et vasculaire. Pour ces auteurs qui donnent comme preuve que la corne peut se développer dans un kyste folliculaire vrai ou sur une cicatrice où il n’y a pas de papilles, les papilles vasculaires, qui entretiennent la vitalité des masses épithéliales de la corne, ne seraient nullement dues à l’hypertrophie des papilles normales de la peau et seraient alors le résultat du bourgeonnement épithélial ; ce serait des portions de tissu vasculaire interstitiel étirées en longueur par l’accroissement même de la corne.

N’est-on pas frappé, dans leur description histologique du caractère épithéliomateux qu'ils accordent aux nids épithéliaux, aux bourgeons épidermiques interpapillaires, causant d’abord laccroissement de la corne en soulevant tout ce qui est situé au-dessus d’elle, puis envoyant des prolongements de même nature

dans le derme.

Quant à l'examen microscopique de Lagrange, on

ne peut croire à la kératinisation sans éléidine, dans ses globes épidermiques. La transformation cor ae est

quelquefois précédée de la formation dans les elluise

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épidermiques de granules d’éléidine (Ranvier) qui apparaissent d’abord dans les cellules du stratum granulosum. La production pathologique d’éléidine se montre toujours dans les épithéliomes de la peau qui .s'accompagnent de la formation de globes épidermiques au milieu de lobules épithéliomateux. L’évolution cornée de ces lobules se fait de la même manière que dans l’épiderme normal, de la périphérie au centre des lobules.

Ces divergences d’opinions viennent de ce que la tumeur en question, arrivée à un certain degré de développement, présente, quoique un aspect clinique tout-à-fait identique, ‘un examen histologique tout différent dans chacune d’entre elles. Ce qui est important de connaître histologiquement, ce n’est pas une corne qui a un volume très considérable, une longueur et une étendue de sa base d’implantation également volumineuses, mais c’est de voir la participation de chaque élément à l’origine du papillome. Quel aspect histologique vrai et toujours identique, peuvent fournir des cornes qui ont déjà forcément subi une transformation quelconque, soit par traumatisme, soit par un travail de dégénérescence ?

Toutes ces observations précitées ont le faible de nous présenter des tumeurs qui ne sont autres bien souvent que des végétations cornées, de nature épithéliomateuse, témoins, celles de Mibelli, Thibierge, Baëtge, etc, ou des cornes déjà volumineuses qui, par le fait de leur grosseur, peuvent subir un traumatisme quel-

conque, et apporter de ce fait une modification dans

TE leur structure histologique, témoin celle de Mitvalsky.

D'accord avec Mitvalsky, le plus important est le résultat des observations faites sur une corne de la grosseur d’une tête d’épingle, c’est-à-dire dès sa naissance. Car, quand elles ont déjà un certain développement, elles ne peuvent servir aucunement pour juger de l’origine des cornes.

Une corne ne s’accroît que par suite d’une surajoutation de papilles vasculaires empruntées à la peau qui encercle la tumeur. Les cellules épithéliales qui sont à la périphérie, n’ont pas encore complètement subi le travail de kératinisation et peuvent alors renfermer des noyaux ; leur ressemblance avec des cellules épithéliales de nature épithéliomateuse est exacte.

Ces -boyaux épithéliaux qui semblent s’enfoncer dans le derme, ne sont autre bien souvent que des rangées de cellules interpapillaires emprisonnées par les papilles voisines, car il faut pour affecter le caractère de l’épithélioma, qu’ils pénètrent dans le derme, s’y ramifient et en amènent la désagrégation ou la destruction. Les globes épidermiques de Lagrange ou les nids épithéliaux de Valsham, ne sont bien souvent dans certaines préparations qu’une extrémité de papilles apparaissant dans la couche cornée ; et la raison de leur apparition serait ou dans la situation oblique de la papille ou dans une coupe oblique par rapport à l'axe de la tumeur (Voir figure 2). La plus légère attention empêche néanmoins de confondre ce petit globe unique dans la couche cornée de notre préparation avec un globe épidermique, quoique la forme des cellules, dans

Zarzycki 4

ces épithéliomas est identique à celle des cellules du corps muqueux de Malpighi.

Mitvalsky ayant remarqué que les papilles très courtes au centre sont beaucoup plus longues à la périphérie, donne cette explication que celles du centre sont beaucoup plus anciennes et étouffées par la néoplasie épidermique, tandis que celles de la périphérie sont plus récentes.

Si les papilles du centre paraissent plus courtes, c’est que celles de ia périphérie partent de plus haut élant fournies par la gaîne de peau qui entoure la base de la tumeur, ou que celles du centre atteignent leur degré maximum d’hypertrophie ; car toute corne qui renferme plusieurs papilles, est de la sorte un assemblage de plusieurs .papillomes qui, tout en s’unissant conservent chacun dans ses éléments épithélio-conjonctivo-vasculaires une proportion relative et sensiblement égale.

Ces lacs sanguins constatés par Lagrange, et par Mitvalsky qui en fait la manifestation d’un travail ulcératif de la base de la tumeur, ne peuvent s’apercevoir que sur des cornes déjà développées et qui probablement ont subi un traumatisme quelconque, amenant une hémorrhagie interstitielle ou sur celles qui dégénèrent, car, comme nous l’avons dit dans la pathogénie, le phénomène vulgaire da la dégénérescence peut s’observer dans toutes les tumeurs.

Il serait malheureusement impossible de faire une statistique de la dégénérescence des cornes ; car, comment, cliniquement, différencier les cornes qui ont une

DB + origine papillaire véritable, des végétations cornées qui sont de toute autre nature. |

La question de la présence de parasites et de microbes dans les cornes et celle de l’origine parasitaire de ces productions méritent de nouvelles recherches qui devront être faites sur le plan général de celles qu’on a faites sur la parasitologie et l’origine des verrues, des épithéliomas des sarcomes et des autres tumeurs bénignes et malignes.

Spietschka résume ainsi, en démontrant que les trois facteurs nécessaires à la production d'une corne cutanée ; ce sont l’hyperplasie épithéliale, l’hypertrophie papillaire et l’exagération de la kératinisation.

Plusieurs coupes out été faites de la corne qui a été enlevée par M. A. Terson et dont nous donnons l’observation à la fin de notre étude.

L'examen microscopique minutieux dénote la même structure histologique qui a été observée par Cornil et Ranvier, Rindfleisch, Spietschka Natanson et Ballaban (L'observation de ces trois derniers auteurs se trouvent à la fin de ouvrage).

Au préalable, il estcurieux de noter que cette corne papillome type, avait poussé chez une malade ayant des antécédents familiaux importants. « Sa grand'mère est morte d’un cancer de l’utérus, son frère d’un cancer de l'estomac, et sa sœur a été atteinte, il y a 6 ans, d’un épithélioma typique et mélanique du /#mbe cornéen de l'œil droit. Cet épithélioma, enlevé et cautérisé à cette époque, a récidivé une fois, mais depuis deux

ans la cicatrice opératoire n’a été le siège d'aucune

récidive. Le centre de la cornée est bien transparent et cet œil a une bonne vision ».

Cette corne n’a subi aucun travail de dégénérescence, son origine papillaire est incontestable.

La tumeur a été durcie dans l'alcool, incluse dans la celloïdine et colorée à la thionine, à l’hématoxyline et au picro-carmin.

Examinée au préalable à un fort grossissement, la tumeur se compose de deux parties : une partie proéminénte, allongée, sans coloration ou très faiblement colorée et formée par du tissu kératinisé ; l’autre formant la base de la tumeur et résultant de l’agglomération de plusieurs papilles dont l’épithélium est fortement hyperplasié et emboîte la partie cornée. Ce qu'il y a de remarquable dans cette préparation, c’est que le tissu kératinisé semble formé de plusieurs parties séparées les unes des autres par des lamelles cornées im briquées lâchement les unes dans les autres. Chacune d’entre elles apparaissent nettement comme faisant partie des papilles sous-jacentes. Chaque papille a donc son tissu kératinisé propre.

Il est vrai que l’éclaircissement trop prononcé dans un certain endroit peut être dû à une disjonction ou à un tiraillement de la préparation, mais il est certain que cette disjonction a amené la désagrégation des cellules cornées à leur point le plus faible, c’est-à-dire à leur union avec les cellules cornées des autres éléments papillaires. Vers le sommet, il semble qu'il y ait une fusion à peu près intime de toutes ces parties cornées.

A un fort grossissement, chaque élément du tissu

nee

kératinisé est formé de plusieurs lamelles homogènes réfringentes, sans éléidine, imbriquées les unes dans les autres et dont l’imbrication affecte une forme spéciale à concavité, dirigée vers la base, c’est-à-dire encapuchonnant l’extrémité de la papille. On peut de plus remarquer dans quelques préparations de cette tumeur de petites formations rondes (voir figure 2) dans lesquelles on peutencore reconnaître, surtout dans la périphérie, des éléments épithéliaux en voie de kératinisation et renfermant des grains d’éléidine, Cette formation dans le tissu kératinisé représente la section de l'extrémité de la partie épithéliale d’une papille. Elle revêt la forme d’un globe épidermique à cause de son tissu corné presque central et de son tissu épithé-: lial périphérique, en voie de kératinisation avec production d’éléidine.Cette disposition est due à la coupe superficielle d’une extrémité papillaire de forme irrégulière.

La partie épithéliale non kératinisée est fortement hyperplasiée, surtout dans ces couches superficielles qui contiennent un grand nombre des éléments épithéliaux riches de grains d’éléidine ; aucune altération spéciale n’est à signaler. Cette zone granuleuse apparaît nettement sur certaines papilles, limitée et distincte du tissu corné, mais .sur une d’entre elles elle semble se continuer avec celui-ci sans limite précise (voir fiqure 12.) Les masses épithéliales interpapillaires gardent le même ordre que les papilles et conservent l'aspect et la disposition de boyaux interpapillaires. A la base des papilles, à la partie supérieure du derme, on remarque une légère infiltration d'éléments cellulai-

res suivant le contour très accentué de papilles hypertrophiées (voir figure 4). Cette infiltration a sans doute pour cause une action mécanique exercée sur la corne ou un traumatisme ; sa fréquence sur les cornes des paupières s'explique par ce fait que leur siège et leur mobilité remarquable, par suite de la laxité des téguments sous-jacents et dela finesse, de la mobilité de la peauelle-même, les exposent plus facilement aux chocs.

L'élément conjonctif suit le même degré d’hypertrophie que les papilles sus-jacents ; on n’y voit point de ramifications épithéliales partant de ces dernières pour s’enfoncer dans le derme.

Tout autour de la base de la tumeur, se continue la ‘peau légèrement atrophiée. Le derme contient en outre des vaisseaux dilatés et qorgés de sang, participant à l’hypertrophie des autres éléments. On y trouve même des follicules pileux coupés, dans le sens transversal ou oblique et quelques glandes pilo-sébacées.

Cette pièce a été également soumise à l’examen microscopique pour la recherche du glycogène. Suivant la méthode de M. Brault, chaque coupe a été fixée à l'alcool à 95°, puis placée sur une lame où elle subit une demi-dessication, Ensuite on y a fait agir la gomme iodée et la préparation resta ainsi pendant 24 heures. Examinée au microscope, la coloration brun acajou que doit prendre le glycogène ne nous est apparue dans aucun élément du papillome, sauf dans quelques cellules jeunes et actives des papilles.

L’examen de cette tumeur prouve donc, d’accord

avec l’histologie, son caractère de bénignité,

Corne palpébrale de 5 millimètres, siégeant à la paupière supérieure droite (Observation Il).

1. Elément corné de la tumeur. — 2. Section oblique de l'extrémité d’une papille. — 3. 3. Hyperplasie épithéliale des papilles, ayant, chacune leur kératinisation propre et bien distincte. — 4. Couche d’infiltration cellulaire, — 5.Pap illes atrophiées de la base de la tumeur. — 6. Follicule pileux. — 7.7. Vaisseaux sanguins. —8. Glande sébacée. — 9. Section transversale d’un follicule pileux. — 10. Section de la base d’une papille. — 11. Tissu connectif. — 12. Papille dont La zone granuleuse, sans limite distincte avec le tissu corné, est en voie de kératinisation.

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