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tres parties de la corne, on ne rencontre pas ce filet complet, mais des septa de tissu conjonctif, montant directement dans le tissu de la corne. Ces septa restent simples ou envoient des embranchements dans différentes directions. Il est rare que ces embranchements montent bien haut ; jamais ils ne s’unissent aux embranchements voisins.
« Comptés à partir de la base, ils mesurent 0, 2-3 millimètres, il n’y en a que quelques-uns qui atteignent 1-1 centimètre 5, ou plus encore. Ils renferment des vaisseaux sanguins et sont, sans aucun doute, destinés à nourrir la corne ; mais je ne pense pas qu’on puisse les appeler des « papilles ».
« Très instructive est l’étude d’une coupe transversale à travers la partie inférieure de la corne. Tout d’abord on y trouve encore l’épiderme normal avec un chorion très mince, mais sans papilles. Puis, ce sont d'innombrables cônes épithéliaux qui partent du stratum Malpighi. Ils divergent en tous sens dans le tissu conjonclif sous-cutané etse perdent parallèlement sous forme d’hypertrophie épithéliale de la surface de la corne. Ailleurs, ces cônes récèlent des poils assez grands et se présentent alors sous la forme de follicules capillaires, pathologiquement hypertrophiés ; pendant qu’en d’autres endroits ils renferment encore des athéromes miliaires ; bien plus, dans d’autres on constate de nouveau, des conduits excréteurs pour les glandes sudoripares, plus ou moins pathologiquement altérés. Par endroit nous trouvons dans le tissu con-
jonctif sous-cutané des groupes de glandes sudoripares
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aciniformes, qu’une forte infiltration de petites cellules entoure. De ce tissu sous-cutané se dégagent ensuite d'assez nombreux septa de tissu conjonctif jusque entre les cellules épithéliales en voie de kératinisation et y forment des prolongements, qui, ou cessent tout à coup, ou s’unissént avec ceux des alentours ; dans ce dernier cas ils forment le plus souvent dans la périphérie de la corne un filet de tissu conjonctif, dont les branches centripètes semblent se perdre dans la corne. Il n'ya ordinairement que les parties les plus basses du tronçon inférieur de la corne à avoir un filet de üssu conjonctif traversant la corne dans toute sa coupe transversale. |
« Les parties adjacentes à la partie centrale de la corne ne montrent souvent ce tissu, dont on vient de parler, que dans la périphérie; alors que les parties centrales portent l’empreinte, le caractère de la partie moyenne et n’offrent que la coupe transversale des vaisseaux sanguins qui dans leur ascension sont entourés d’une mince couche de tissu conjonctif, ou encore çà et là offrent la coupe transversale des cordons de tissu conjonctif. On voit et on reconnaît à cet endroit que le tissu conjoncüf, à mesure qu'il s’éloine de la base de la corne et de la superficie de la partie inféricure de la corne, se réduit ou s'atrophie étonnamment vite; et c’est ainsi que dans les pariies supérieures de la corne, les bandeaux et les faisceaux du tissu conjonctif ne sont représentés le plus souvent que par des fissures entre chaque colonne de cellules ».
Il importe avant tout de distinguer deux périodes
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dans la genèse des cornes. La première aurait trait à l’origine, la seconde au développement subséquent. Personne n’ignore que par défaut de distinction, beaucoup de confusion à été portée dans cette matière. Voici comment. Du résultat des constatations anatomiques et histologiques sur des cornes relativement grandes et parvenues à maturité qui n'auraient dû servir qu’à élucider la question du développement on a passé par déduction aux conclusions sur la genèse des cornes en général.
Les observations que la plupart des auteurs ont faites sur des cornes déjà développées, ne peuvent servir aucunement pour juger de l’origine des cornes. En effet, les plus petites cornes, seules, peuvent nous renseigner sur la période d’origine.
Le stratum Malpighi, Baëtge le trouva plus large en dessous des deux petites cornes que tout autour, mais il ne vit trace des papilles ; dans le voisinage, il est vrai, il y avait des papilles qui même se trouvaient agrandies. « Sous l’une de ces cornes, le stratum Malpighi descendit même plus avant dans la peau, ce qui nous permet de dire qu’il ne s’agit icique d’une hypertrophie épithéliale, à laquelle les papilles ne contribuèrent qu’en s’absorbant ».
Unna attire l'attention sur la proche parenté des cornes avec les carcinomes. On n’a qu’à se figurer que les cônes épithéliaux s'hypertrophient dans le tissu conjonctif ambiant, et on sera en présence d’un carcinome. Il ajoute que la dernière cause étiologique de
la genèse des cornes est encore inconnue,
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Quant à « l’origine folliculaire » des cornes de Honne, Lebert et d’autres, Unna dit que dans les cas, par lui observés, les follicules de la peau ne jouaient aucun rôle dans la formation de la corne, et il explique comment on peut comprendre les observations de Weber, Lebert et Henberg, sans tenir compte des follicules.
Les papilles de la corne sont des produits passils, dans la formation desquels la présence ou l’absence antérieures d’un corpuscule papillaire est chose tout à fait indifférente. « Je me garde bien, continue Unna, de tomber dans l'erreur si fréquemment commise, de faire passer mon opinion sur l’origine de la corne comme la seule vraie, pas même de la substituer à l’origine « papillaire » connue Jusqu’ici. Pour cela, il faudrait avant tout examiner avec leur base, les petites cornes, qui se développent çà et là en grand nombre autour de cornes plus grandes ».
Dans Baëtge, nous voyons les cornes sans le moindre concours des papilles prendre naissance dans des proéminences semblables à des îlots, qui se seraient formés pareillement à un exanthèmée herpétique. En tout cas, il n’y a rien indiquant que les papilles aient pénétré dans les petites cornes. Partout, il ne s’agissait que d’un commencement d’hypertrophie épithélial vers le chorion, et accompagnée de kératinisation.
Dans Unna, la cause productrice de la corne est de nouveau démontrée être de tout petits fibromes de la peau résultant aussi de ce commencement d’hypertrophie accompagnée de kératinisation sans la moindre
participation des véritables papilles épidermiques.