‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 14 sur 32 · EC OA · texte numérisé non relu

EC OA

peu d'infiltration sous-jacente et la tumeur est généralement mobile sur les parties profondes ; elle paraît être toute en saillie ». IL peut arriver cependant que cette forme arrive à infiltrer des tissus sous-jacents et à se généraliser dans les ganglions.

La marche du cancroïde palpébral est très variable parfois elle est extrêmement lente surtout dans la forme papillaire. Boyer cite une observation dans laquelle la tumeur mit 27 ans à se développer. De Wecker dit avoir soigné un malade chez lequel un épithélioma corné datait de 29 ans.

L’histologie pourra seule confirmer le diagnostic, il sera donc utile de prélever un fragment de la tumeur (biopsie) et d’en faire l’examen qui donnera les constatations suivantes :

1° Le point de départ de Pépithélioma est le plus souvent l’épiderme de revêtement qui pousse des prolongements dans le derme et y forme des nids.

2° Les cellules néoplasiques sont groupées en amas arrondis volumineux centrés par un globe corné ou en longs boyaux anastomosés, et constituant destypes dits lobulés et tubulés.

On pourrait aussi rechercher la présence du glycogène comme a longuement insisté M. Brault pour les tumeurs en général.

—Les Verrues sont de petites tumeurs cutanées, généralement arrondies, souvent rugueuses, quelquefois papilliformes, inégalement fendillées, d’autres fois lisses à leur surface, presque toujours indolentes. Leur

volume est très variable ; au lieu d’être formées

Page 1