‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 15 sur 32 · ERA · texte numérisé non relu

ERA

par une pointe unique, elles sont formées d’un pinceau de pointes cornées divergeant d’une base commune,

Le Molluscum contagiosum qui siège généralement à la face, aux paupières, est constitué par de petites tumeurs du volume d’un grain de chennevis à un pois, « saillantes, très dures, faisant corps avec la peau, nettement limitées, sans infiltration profonde et sans réaction inflammatoire. Leur couleur est d’un blanc nacré et leur surface lisse est interrompue au sommet par par un ombilic plus ou moins large où l’on distingue une apparence papillaire ». Si on les comprime latéralement, on en fait sortir par expression une substance blanche granulée, qui sous le microscope se montre formée de corpuscules.

Quoique saillant et dur, il diffère de la corne. par l’ombilication du sommet, sa surface lisse et nacrée.

Le Nœvus corné ou nœvus kératosique est constitué par une hyperkératose affectant primitivement, soit le pourtour des orifices sudoripares, soit le revêtement épidermique des crêtes papillaires, il se présente sous la forme d’une production cornée, dure, jaunâtre, irrégulière, gagnant plutôt en surface qu’en longueur, ce qui le distingue de la corne véritable.

Le ÆXératome sénile s’observe assez souvent aux paupières. Il est formé de plaques écailleuses grises, jaunes ou noirâtres, de grandeur variable, plus ou moins saillantes et tout à fail indolentes, constituées par un amas de squames épidermiques adhérentes, tan-

tôt molles, tantôt dures, sèches, à structure papillaire

Dur; EU

et difficile à arracher. Mais l’irrégularité de leur forme, leur faible saillie et la dissémination de ces plaques sur le reste du visage les différencient de la corne.

Dans l’/chtyose, l’épiderme corné forme des plaques épaisses, dures, limitées el séparées les unes des autres par des fissures profondes aux dépens desquelles se font les mouvements. Ges plaques atteignent une épaisseur de plusieurs millimètres suivant les régions. Aux paupières à cause des plis nombreux qui s’enchevêtrent les uns dans les autres, les plaques peuvent être très petites, assez saillantes « formant de petits blocs cubiques ou même des pointes saillantes comme des épines serrées les unes contre les autres ». et pouvant simuler dans certains cas une multitude de petites cornes.

Il suffit de citer tous ces caractères pour éviter tou-

te confusion.

Page 1