STATISTIQUE DE BENDORFF DE 1558 A
Sur 218 cas opérés par la méthode en un temps, il donne :
143 succès rapides, proportion 65,6
32 succès avec complications, — 14,6
41 morts, — 18,8
2 insuccès. — 0,9
Sur 51 cas opérés par la méthode sous-cutanée, il donne :
29 succès rapides,
5 succès avec accidents, 5 morts,
12 insuccès,
proportion 56,8
Bendorff note beaucoup moins d’insuccès de la méthode de Goyrand que Larrey. Il donne seulement 12 insuccès sur 51 cas, tandis que Larrey, neuf années auparavant, en donne 15 sur 39 cas. Ce dernier auteur a joint à chaque observation le nom de l’opérateur et sa statistique semble plus rigoureuse que celle de Bendorlï qui paraît avoir omis d’enregistrer les insuccès.
En regardant ces tableaux, on peut observer que le nombre des morts a diminué de moitié avec la méthode de Goyrand, mais qu’en revanche
les difficultés opératoires ont augmenté de beaucoup le nombre des insuccès.
Barwell (1) nous donne un complément du travail de Larrey, il nous fournit tous les cas qu’il a pu trouver depuis 1860 jusqu’en 1875 dans les registres des hôpitaux, les observations, les thèses, les journaux, etc. Voici ses résultats :
Sur 48 cas opérés en un seul temps, il y a :
44 succès, proportion 91,6
4 morts, — 8,4
Pas d’insuccès.
Sur 40 cas opérés en deux temps, il a noté :
29 succès, proportion 72,5
1 mort, — 2,5
10 insuccès, — 25,»
Les proportions de succès, de morts et d’insuccès sont analogues à celles que donne Larrey. Mais Barwell avoue lui-même que ces chiffres n’ont pas toute la rigueur désirable, à cause de l’hésitation que tout homme éprouve à publier ses insuccès, alors même que ceux-ci ne peuvent lui être attribués.