CONCLUSIONS
1° Depuis quelques années le chirurgien est en possession de deux méthodes qui, appliquées à l’extraction, permettent d’espérer une guérison plus certaine qu’avec les méthodes anciennes, ce sont la méthode antiseptique et le pansement ouaté.
2° L’opération avec méthode antiseptique nous paraît de beaucoup supérieure à celle par la méthode directe et à celle de Goyrand, son exécution n’offre aucune difficulté. Elle ne donne lieu à aucun des accidents ordinaires des plaies articulaires, c’est-à-dire l’arthrite, le phlegmon diffus, la pyohémie. Pour arriver à ce résultat il faut suivre les règles prescrites par Lister, qui recommande non-seulement de neutraliser les germes infectieux pendant et après l’opération, mais encore d’assurer par le drainage l’écoulement des liquides qui peuvent se former dans l’articulation ouverte.
3° Tout en prenant ces précautions on doit chercher la réunion immédiate de presque toute la plaie par des sutures, ce qui diminue la durée de la réparation.
4° Au point de vue des mouvements, la méthode antiseptique assure leur intégrité, pourvu que l’articulation n’ait pas été le siège d’une inflammation préalable de longue durée. Car en ce cas les tissus périarticulaires sont hypertrophiés et en-
traînent une roideur dont on ne peut incriminer la méthode de traitement.
5° Nous avons apporté à l’appui de nos conclusions dix-sept observations. La méthode est trop récente pour en réunir un nombre plus grand. Mais nous devons dire que la thérapeutique des lésions articulaires de toute sorte, même du genou, a tellement bénéficié de l’emploi de la méthode antiseptique qu’un ensemble considérable de faits d’ordre différent pourrait encore être invoqué à l’appui de nos affirmations.
6° Quant au pansement ouaté les expériences sont trop peu nombreuses pour pouvoir porter une appréciation aussi certaine que pour la méthode de Lister.
Toutefois les deux cas que nous avons cités permettent de fonder de légitimes espérances sur ce mode de traitement..