‹ Étude sur les cystites consécutives aux inflammations chroniques du col utérinChapitre 19 sur 44 · DÉDUCTIONS THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

DÉDUCTIONS THÉRAPEUTIQUES

Il résulte des observations puisées à des sources différentes, ainsi que des nôtres, comme conséquence pratique que Guyon avait depuis longtemps fait observer, que toutes les fois qu’on se trouve en présence de cette variété de cystite, le traitement doit être dirigé non seulement du côté de la vessie, mais aussi du côté de l’utérus. Guyon, le premier, a fait ressortir que, l’utérus étant malade, la vessie est dans de mauvaises conditions pour guérir, d'où la nécessité d'une thérapeutique double : utérine et vésicale. Depuis, Reymond — que nous avons déjà cité précédemment — a publié des cas de cystites consécutives à des métrites et guéries par curettage de l’utérus. Garceau a publié également quatre cas de cystite concomitante à une inflammation utérine et guéris par un traitement de l'utérus et de la vessie. Actuellement, tous les urologues sont d’accord que la première indication thérapeutique à remplir, c’est de supprimer la cause qui a provoqué la cystite et qui l’entretient au point que tout traitement échouera

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tant que l’on n'aura pas fait disparaître cette cause. Et cela suffit pour améliorer toujours, quelquefois pour guérir une cystite invétérée.

Le traitement de la métrite cervicale chronique exige toute une série de moyens thérapeutiques locaux, ayant pour but de modifier les parois épaissies, déformées, sclérosées du col, dans lesquelles s’enfoncent les glandes hypertrophiées, dernier refuge de l’infection.

Le traitement gynécologique local semble comporter les injections préconisées à toutes les températures en quantité variable et avec les antiseptiques les plus divers. Les ovules associées à un antiseptique réalisent un traitement inoffensif et souvent peu agissant.

Les formes érosives ont été traitées par des solutions caustiques les plus variées, le nitrate d’argent au 1/20° ou au 1//0€, le chlorure de zinc au 1/r0®, l’acide lactique au 1/5° ou au 1/3°, suivies de pansements vaginaux à la glycérine ichtyolée au 1/10, thigénolée au 1/5° ou au 1/32.

Dans les formes hypertrophiques et ulcéreuses, l’électro-coagulation est le traitement moderne et le plus efficace. L'avantage de cette méthode, créée par Doyen en 1910, est de produire, par une minime cau- 4térisation superficielle, un échauffement en profondeur suffisant pour guérir les lésions cervicales jusqu’au fond des culs-de-sac glandulaires. Les résultats en sont obtenus avec une régularité, une rapidité

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