‹ Étude sur les cystites consécutives aux inflammations chroniques du col utérinChapitre 31 sur 44 · IST · texte numérisé non relu

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mois, mais à chaque retour des règles, pollakiurie et urines louches. Dans l'intervalle courtes crises de troubles mictionnels.

Etat actuel de la malade :

Depuis un an environ troubles mictionnels plus fréquents qu'auparavant : envies fréquentes d’uriner, douleurs intenses au moment de la miction, urines troubles. En même temps la marche est devenue pénible, irradiations dans les cuisses des sensations douloureuses pendant la marche. Rapports sexuels impossibles. La malade, tourmentée par son état, se décide de consulter.

Fréquence des mictions diurne : six à sept fois, deux fois la nuit, en moyenne. Pertes glaireuses persistantes.

Examen de la malade :

A la vulve, petite tumeur rouge conique qui maintient écartées et béantes les lèvres du méat urétral qu’elle dépasse de 1 centimètre environ. Cette tumeur, recouverte par la muqueuse urétrale, ne présente pas de granulations, elle ne saigne pas au toucher, mais le simple contact y provoque une douleur des plus vives. A la partie supérieure de la tumeur, l’orifice du méat, punctiforrne.

Le toucher vaginal provoque une douleur violente du côté de l’urètre et du col vésical.

Organes génitaux.

Au toucher : Utérus en antéversion, col hypertrophié régulièrement, dur. Déchirure de 3 millimètres environ au niveau de la commissure droite avec muqueuse ectropionnée. Orifice externe béant, multiples érosions autour, caractérisées par une surface granuleuse. Mobilisation du

col douloureuse. Les culs-de-sae manquent -de souplesse.

LA MONCE

Au spéculum : col violacé, ectropion de la muqueuse rouge et tuméfiée au niveau de la commissure droite. Erosions autour de l’orifice externe, d’où s'échappe une glaire

visqueuse, filante.

L'examen des urines montre après centrifugation : un dépôt moyen dans lequel on trouve après examen direct de nombreux leucocytes polynucléaires, quelques cellules

épithéliales et nombreux bâtonnets à Gram négatif.

16 novembre 1934 :

Séance d’électro-coagulation sur le col utérin et la petite tumeur urétrale.

27 novembre 1934 :

Dans les jours suivants douleur très vive au niveau du méat. Persistance des troubles mictionnels. Instillations intravésicales de nitrate d'argent à 1 p. 100 deux fois par semaine.

11 décembre 1934 :

Amélioration légère des troubles mictionnels, les envies d’uriner beaucoup moins fréquentes.

20 décembre 1934 :

Pas d'écoulement vaginal, douleurs très vives par moments au niveau du méat urétral, mictions moins fré-

quentes, les urines restent troubles.

Tajection sous-muqueuse de { centimètre cube de chlorhydrate double de quinine et d’urée à 5%, dans la muqueuse boursouflée du méat (D' Gaume).

19 février 1935 :

Disparition des douleurs spontanées et à la marche au

niveau du méat, la malade se plaint uniquement de brû-

Pret

lures à Ja fin des mictions. Urines troubles, mictions cinq à sept fois dans la journée, une fois la nuit.

Institution de lavages de la vessie au nitrate d'argent à 1 p. 2.000 trois fois par semaine.

Depuis la malade ne revient plus. Revue chez elle en juin 1935, la malade a repris ses occupations, ses mictions sont normales, non douloureuses, mais elle se lève parfois

Ja nuit pour uriner.

OBsSERvVATION VII.

Mme Fernande S..., 46 ans, se présente à la consultation de Necker en décembre 1934, pour douleurs en urinant et pollakiurie trouble.

Antécédents héréditaires : nuls.

Antécédents personnels : scarlatine à l’âge de 12 ans, bronchites, grippe en 1920. Bien réglée dès l’âge de 13 ans, actuellement les règles sont devenues parfois douloureuses. Un enfant bien portant, pas de fausse couche.

Les troubles pour lesquels la malade consulte remontent à 1928. A cette époque la malade aurait présenté une pollakiurie avec émission d’urines claires et douleurs vésicales à la fin des mictions. Deux semaines plus tard, hématurie terminale qui a inquiété la malade au point qu’elle consulte un médecin. Celui-ci pense à une cystite et ordonne un traitement général et des instillations vésicales. Amélioration, mais récidive quatre mois plus tard, avec fréquence diurne dix à douze fois, et nocturne quatre à cinq, et émission d’urines fortement troubles, mais non hématu-

riques.

EN nas

Traitement par des antiseptiques urinaires et instillations, suivies de lavages vésicaux pendant deux mois.

Depuis la malade continue à souffrir de la vessie par crises espacées, elle a gardé une augmentation de la fré-

quence diurne et se lève en moyenne deux fois la nuit.

Etat actuel de la malade :

Les douleurs en urinant se sont accentuées depuis le mois d'août 1934, elles persistent encore quelque temps après la fin des mictions, qui sont fréquentes : tous les trois quarts d'heure environ. Urines troubles avec dépôt moyen. Constipation. Pas de pertes (?)

Examen de la malade :

Toucher vaginal combiné à la palpation hypogastrique détermine une douleur nette au niveau du col vésical.

Reins non perceptibles. Sensation de pesanteur dans la

région lombo-sacrée.

Organes génitaux.

Au toucher : col volumineux, élargi, aux lèvres entr’ouvertes, petites nodosités autour de l’orifice, culs-de-sac libres.

Au spéculum : orifice externe bordé par muqueuse rouge, dépolie à contours irréguliers, petits kystes à la surface.

Examen des urines :

Urines troubles, montrent à l’examen des nombreux leucocytes et bâtonnets à Gram négatif.

11 décembre 1934 :

Cautérisation du col utérin au galvano-cautère. 19 décembre 1934 :

Persistance des phénomènes de cystite, qui d’après les (l

ER 4 REA dires de la malade sont plus accentués qu'avant le traitement de la métrite.

Instillations de nitrate d'argent à 1 p. 200 dans la vessie tous les deux jours.

8 janvier 1935 :

Symptômes métritiques atténués, troubles vésicaux améliorés au point de vue fréquence et pyurie, douleurs vésicales persistantes.

Cystoscopie : Capacité vésicale normale. Trigone rouge. à gauche sur le trigone petite ulcération à bords irréguliers, entourée d’une aréole rouge. Orifices urétéraux normaux. Cathétérisme bilatéral des uretères. A l’examen histobactériologique, on ne note, tant à droite qu’à gauche, ni pus, ni microbes. |

Urines vésicales : dépôt insignifiant, quelques leucocytes, colibacilles.

11 janvier 1935 : :

Electro-coagulation de la lésion vésicale. Continuation des instillations vésicales de nitrate d’argent à 1 p- 100.

24 janvier 1955 :

Touche d’électro-coagulation sur la lésion vésicale. La-

vages vésicaux au nitrate d'argent à 1 p. 1.000. 18 février 1935 :

Amélioration évidente des phénomènes de cystite, fréquence : cinq à six fois dans la journée, une à deux la nuit. La malade se plaint uniquement d’une persistance des douleurs, mais beaucoup moins accentuées qu'auparavant. Lavages vésicaux trois fois par semaine au nitrate d’argent

JULIE, j' 21 mars 1935 :

Les mictions sont redevenues normales, quoique les urines gardent un certain louche.

Examen bactériologique après centrifugation : quelques polynucléaires altérés et colibacilles.

La malade n’a plus été revue.

OBsERVATION VIII.

Mne Jeanne V..., 38 ans, se présente à la consultation de Necker, en juillet 1931.

Elle se plaint de douleurs vésicales à la fin des mictions avec hématuries terminales légères survenant irrégulièrement depuis cinq ans. Augmentation du nombre des mictions et présence d’urines troubles. Pertes blanches. Constipation.

Le début des troubles remonte à 1926, moment auquel la malade a fait une fausse couche de trois mois. Peu après pertes abondantes, douleurs abdominales. C’est à ce moment que sont apparus les premiers phénomènes vésicaux. Divers traitements ont été suivis par la malade sans succès.

Depuis un an environ, recrudescence des troubles mictionnels, pollakiurie trouble nocturne marquée, mais pas d’hématuries. Pertes persistantes de moyenne abondance.

L'examen des urines démontre qu’elles contiennent de nombreux polynucléaires, des cellules épithéliales et d’assez nombreux bâtonnets à Gram négatif.

A l’examen des organes génitaux, on trouve au toucher : col un peu gros, présentant autour de l’orifice plusieurs

nodosités de volume d’un noyau de cerise ; les culs-de-sac

manquent de souplesse, surtout à gauche. A l'examen au Spéculum : col violacé avec de petites saillies irrégulières autour d’un orifice béant. Par cet orifice s’échappe une glaire visqueuse et filante.

En raison de la chronicité de ia cystite on décide de pratiquer une cystoscopie.

Celle-ci montre une vessie de capacité normale, muqueuse congestionnée, léger œdème du bas-fond. Orifices urétéraux normaux.

6 juillet 1932 :

Cautérisation du col utérin au galvano-cautère. 19 juillet 1932 :

Ponction au galvano-cautère des kystes autour de Porifice du col.

28 juillet 1932 :

Amélioration notable des symptômes de métrite, pas d'écoulement. Troubles vésicaux sans changement, la malade se plaint de douleurs vésicales très intenses survenues à l’époque de ses dernières règles.

Instillations intravésicales de nitrate d’argent à 1 p. 200.

10 septembre 1932 :

Persistance d’une légère pollakiurie surtout diurne, la malade ne se lève que rarement la nuit. Dans les urines, léger dépôt floconneux contenant quelques polynucléaires et nombreux colibacilles.

Les instillations intravésicales sont remplacées par des lavages de la vessie — devenue moins douloureuse — au nitrate d’argent d’abord à 1 p. 2.000, ensuite à 4 p. 1.000.

22 octobre 1932 :

Mictions cinq à six fois dans la journée, rarement la nuit,

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