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non douloureuses. Urines à peine louches, donnent après centrifugation, dépôt insignifiant dans lequel on trouve quelques bâtonnets à Gram négatif. Continuation des lavages vésicaux.
18 novembre 1922 :
Examen des urines totales : quelques cellules épithéliales, rares polynucléaires altérés, pas de microbes. Mictions en moyenne cinq fois dans la journée, non dou-
loureuses.
OBsERvVATION IX.
Reblaub : Des cystites non tuberculeuses chez la femme, Paris 1892.
La nommée Pfister, âgée de 25 ans, a toujours joui d’une bonne santé. Réglée à 13 ans, toujours d’une façon régulière, elle s’est mariée à 18 ans. Elle a eu trois enfants, le premier 1l y a 5 ans, le dernier 1l y a 2 ans. Depuis cette dernière couche elle a conservé un écoulement leucorrhéique assez abondant et a souffert à plusieurs reprises dans le ventre. Il y a 8 mois, après une suppression des règles, elle a eu une métrorragie abondante et fait probablement une fausse couche. A la suite de cet accident elle est obligée de garder le lit parce qu’elle souffre du ventre, et c’est à cette époque qu’elle commence à ressentir des envies fréquentes d’uriner, accompagnées d’une légère douleur à la miction. C’est à partir de ce moment aussi, qu'elle a remarqué que ses urines, claires jusqu'alors, étaient devenues troubles. Elle entre à l'Hôtel-Dieu, où elle est soignée pour une cystite par des lavages boriqués.
Elle en est sortie 11 y a deux mois et demi, un peu amélio-
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rée. Mais depuis lors les phénomènes sont redevenus intenses, et elle entre à Necker.
Actuellement elle urine à peu près tous les quarts d'heure, parfois plus souvent, et cette fréquence est égale de nuit et de jour. La miction est impérieuse et s’accompagne de douleurs vives, surtout à la fin et cette douleur persiste pendant un certain temps après la miction. Elle n’a jamais eu d’hématurie. Les urines sont très troubles, et après repos, on trouve au fond du vase un abondant dépôt de pus. |
A l’examen physique, la pression sur le ventre immédiatement au-dessus de la symphyse pubienne, détermine une douleur assez vive. De même le toucher vaginal devient très douloureux quand le doigt applique fortement la paroi vaginale antérieure contre la symphyse pubienne.
Une bougie à boule traverse l’urètre sans provoquer de douleurs , mais dès qu’elle pénètre dans la vessie et qu’elle vient percuter la paroi vésicale, la malade accuse une vive douleur.
A l’exploration de la tension vésicale, on trouve que la malade commence à éprouver des douleurs avec 50 grammes de liquide. À ce moment on éprouve de la résistance et on ne peut pas dépasser 80 grammes de liquide.
L’uretère droit est douloureux à la pression dans la partie inférieure de son trajet, mais le rein ne paraît pas augmenté de volume, ni douloureux.
L’utérus est en antéversion normale, mais augmenté de volume. Au spéculum, les lèvres du col sont en ectropion et plongent dans une sécrétion purulente très abon-
dante.