‹ Etude sur les dents dans les kystes dermoïdes de l’ovaireChapitre 24 sur 36 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

EXAMEN HISTOLOGIQUE D'UNE DENT PROVENANT D'UN KYSTE DERMOÏDE DE L'OVAIRE

Il est intéressant desconnaître, au point de vue histologique, la nature des dents provenant des kystes dermoïdes de l'ovaire.

À notre connaissance, cette étude particulière des dents n’a pas été faite par les chirurgiens qui ont rapporté les observations. Le compte rendu suivant provient d’une pièce du cas de Godard et Bouland (voir observation n° 12) et a été fait par le docteur de Kervily, préparateur d’histologie à la Faculté de Médecine de Paris. La pièce choisie était celle, qui, plus que les autres, présentait les caractères morphologiques d’une dent normale.

Après fixation par le formol, une dent a été prise, avec son alvéole, pour l'examen histologique. La pièce a été décalcifiée par une solution d’acide picrique, puis, après inclusion dans la paraffine, a été coupée en entier suivant le grand axe de la dent.

La dent a une longueur de quinze millimètres et une largeur maximum de six millimètres à la base de la couronne. La couronne est cylindroïde avec deux cuspides séparés par un sillon peu profond. Les deux cuspides sont presque au même niveau ; l’un de ces cuspides se termine par un angle plus aigu.

La racine n’a aucune tendance à devenir bifide. Ces caractères montrent qu'il s'agit d’une deuxième prémolaire inférieure (fig. 7).

La couronne est creusée à son centre d’une cavité ovoïde qui se prolonge, en se rétrécissant un peu, dans toute la longueur de la racine, et aboutit à l’orifice inférieur. Cette région centrale de la dent, dans la moitié supérieure de sa portion coronaire, est remplie par un liquide légèrement

albumineux qui s’est coagulé par les réactifs. Ce n’est pas une production artificielle de rétraction, car la pièce est bien fixée. Il y a là un phénomène de dégénérescence, et les odontoblastes deviennent vacuolaires de plus en plus nombreux à mesure qu’en les examinant, on s'approche de cette région.

La pulpe, qui ne remplit pas, comme elle le fait dans une dent normale, toute la cavité, occupe environ un tiers de

Ie.

l'épaisseur de la dent, ainsi que dans une dent d’un adulte jeune. Elle est constituée d’un tissu conjonctif abondamment vacuolaire, dont les cellules et leurs prolongements fibrilaires anastomosés se trouvent dans une substance amorphe. On voit de nombreuses fibres nerveuses qui se réunissent en gros faisceau au voisinage de l'extrémité profonde de la racine (fig. 7 et 9) . À la surface de la pulpe, se trouve une rangée régulière d’odontoblastes allongés perpendiculairement à la surface

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