OBSERVATION XVIII
Ch. Dunet a eu l’occasion de présenter des radiographies de deux kystes dermoïdes de l’ovaire enlevés par le Professeur Bérard, de Lyon.
« Les radiographies montrent l’existence de nombreuses dents à l’intérieur de ces kystes, mais ceci est un fait banal. Le point intéressant sur lequel nous voulons insister est le suivant : le nombre des dents ou des germes dentaires est le même de chaque côté. Il est difficile d'apporter un chiffre absolu à cause de la superposition des ombres ; quoi qu’il en soit, il semble y avoir de chaque côté 17 à 18 dents ou germes dentaires.
A côté d’ombres dentaires tout à fait caractéristiques, il existe d’autres ombres très irrégulières, polymorphes, qui correspondent vraisemblablement à des dents malformées et même monstrueuses.
La plupart des dents sont réduites à leur couronne dont il est facile de compterles cuspides, dontle nombre n’est jamais supérieur à trois. L’on peut cependant noter la présence d’une dent parfaitement formée avec sa couronne, sa racine, un canal radiculaire et une cavité pulpaire très visibles. Toutes ces formations dentaires sont disposées sans ordre et ne semblent répondre à aucune orien-
LA Ne
tation, contrairement à l'affirmation de certains auteurs. M. Dunet termine en disant que la symétrie absolue de ces deux kystes dermoïdes, démontré, par la radiographie, semble un argument en faveur de la théorie blastomérique. j Ch. Dunet.
Lyon-Médical, n° 18, 25 sept. 1922, p. 815.
Fig. 14 Radiographie montrant les contours d’une vessie pleine d’air recouverte par
l'ombre d’un kyste dermoïde contenant des dents et un maxillaire ‘inférieur.
Comme on le voit d’après ces observations, la radiographie sera d’une grande ressource en vue de faciliter le diagnostic de kyste dremoïde de l'ovaire. Elle permettra en outre, de ne pas confondre une pareille tumeur avec des calculs rénaux :
Les observations XVI et XVIT montrent bien comme il est difficile, en l’absence de radiographie, de formuler un diagnostic exact.
La radiographie fournira, en outre, la possibilité d’avoir des contours de kyste dermoïde de l’ovaire, alors même que sa parôi n’est pas imprégnée de sels calcaires.