‹ Etude sur les dents dans les kystes dermoïdes de l’ovaireChapitre 34 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les kystes dermoïdes de l’ovaire s’observent à tous les âges de la vie, dans une proportion de 3,5 pour cent par rapport aux kystes mucoïdes. Ils contiennent constamment de la matière sébacée, et des cheveux, moins fréquemment des dents implantées partois sur de véritables maxillaires. Plus rarement, on y observe de la substance cérébrale, du tissu nerveux, du tissu conjonctif, du tissu adipeux ; des rudiments d'appareils digestifs et d'appareils respiratoires.

Le nombre des dents trouvées dans les kystes dermoïdes de l'ovaire est très variable ; le plus souvent, il ne dépasse pas cinq, quoique certains auteurs comme Schnabel en ait trouvé 100 et Autenricth jusqu'à 300 !

Ces dents se trouvent le plus souvent implantées sur un massif osseux, qui, dans certains cas, peut avoir tout à fait l’apparence d’un maxillaire.

La plupart du temps, elles ne possèdent pas de racines. Quand elles en ont, ces racines n’atteignent pas leur développement normal. Leur couronne est imparfaite. Elles ne présentent aucune forme définitive et sont souvent disposées irrégulièrement, mais il n’en est pas toujours ainsi.

Les types de dents le plus souvent observés son£ les grosses molaires et prémolaires, qui ont l'aspect de dents permanentes, plus rarement temporaires.

L'examen histologique d’une dent provenant d’un kyste, nous a montré que le cément est extrêmement mince (40 millièmes de millimètre d'épaisseur), qu'il manque parfois. L’émail est aussi très mince (15 millièmes de millimètre d'épaisseur).

Ges dents présentent souvent des phénomènes de dégénérescence, allant jusqu’à la résorption.

Fréquemment, elles semblent cariées, maïs pour certains auteurs, celte carie serait d’origine neutrophique (Potherat) ; ce serait un phénomène d’usuie et de 1ésorption (Magitot et Pozzi) ; de troubles dysplasiques de l’émail (Pont).

La radiographie sera d’une aide puissante dans l’établissement du diagnostic de kyste dermoïde de l’ovaire contenant des dents, elle fournira des contours du kyste et leurs images.

La pathogénie des kystes dermoïdes de l’ovaire est encore très obscure. Plusieurs théories ont été émises :

1° Celle de la parthénogénèse (Waldeyer).

20 Celle de l’enclavement ectodermique (Verneuil).

30 Théorie blastomérique.

Cette dernière, la plus généralement admise aujourd’hui, nous semble la plus vraisemblable.

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