‹ Etude sur les dents dans les kystes dermoïdes de l’ovaireChapitre 33 sur 36 · AUS · texte numérisé non relu

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les produits épidermiques et cutanés : sébum, poils, sueurs, déchets cornés.

Cette théorie est relativement acceptable pour les kystes dermoïdes du cou, par exemple, qui sont superficiels ou pour les kystes dermoïdes simples, à contenu pileux. Malheureusement, elle ne l’est plus pour les kystes dermoïdes génitaux, qui sont des tumeurs profondes, comme celles de l'ovaire, et qui renferment des dérivés des trois feuillets blastodermiques. À plus forte raison, elle cesse d’être applicable aux kystes dentifères.

Enfin, une quatrième théorie a été émise ; elle est issue et a été admise généralement aujourd’hui à la suite des travaux de Bonnet et de Roux.

C'est la théorie qui fait dériver les kystes dermoïdes de l'ovaire de l’enclavement au milieu des feuillets de l’embryon en voie de développement, soit d’un globule polaire fécondé, soit d’un blastomère séparé des autres et évoluant pour son propre compte (le globule polaire étant considéré aujourd’hui comme un œuf abortif).

En d’autres termes, les expériences de Roux et de ses élèves ont montré, que si de la blastula en segmentation, on isolait artificiellement un blastomère, il était capable de vivre dans un milieu propice, de se segmenter et de donner naissance non pas à un segment d’embryon, mais à un embryon complet plus ou moins développé.

Par conséquent, si on trouble mécaniquement l’évolution normale de ces cellules primitives, on constate que chacun de ces blastomères peut produire soit un embryon plus petit, soit un embryon incomplet, soit un véritable tératome, les tératomes de l'ovaire, les kystes de l’ovaire seraient donc produits par le développement monstrueux d’un blastomère primitif, isolé dès les premiers stades du développement de l’ovule et évoluant pour son propre compte (Faure et Siredey). D'après Bégouin, ces kystes dits hier dermoïdes, doivent donc être appelés des embryomes kystiques et, dans leur plus haut degré de complexité, ils se confondent avec les tératomes.

Bonnet a appliqué ces données expérimentales à la pathogénie des embryomes.

Si on suppose, dans la blastula, une inclusion, un encla-

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vement d’un des blastomères primitifs, ce blastomère évoluant pour son propre compte pourra donner, inclus dans le corps de l'embryon, un embryon plus petit, un embryon incomplet ou un embryon mal développé, c’est-à-dire un embryome.

Par conséquent, rien d'étonnant à ce que l’embryon siège le plus souvent dans la zone génitale, future glande sexuelle, occupant la majeure partie de la région prévertébrale ; mais cela n’exclue pas la possibilité de son développement dans d’autres régions de l’organisme.

Pour M. Marcel Baudouin, les kystes dermoïdes abdominaux et thoraciques, donc de l'ovaire et du médiastin, ne sont pas autre chose que des Lératomes, représentant l’un des sujets composants d’un monstre double, dont l’autre n’est que le sujet porteur. Donc, dans le cas de kyste de l'ovaire avec ou sans dents, le porteur est une femme, et le deuxième sujet du monstre double est le kyste qui a ou non des dents. ;

Or, ce kyste, en vertu de la loi (qui ne supporte aucune exception) relative au sexe des composants du monstre double, doit être un sujet féminin réduit à ses dents ou à un autre organe. D’après lui, le cas de Péraire, où le kyste présentait des cheveux blonds, à mèche longue de 1M60 (caractère féminin), c'est-à-dire de la même couleur que ceux de la malade, tendrait à le prouver.

Evidemment, la question du sexe, capitale au point de vue de la conception de Marcel Baudouin, est très délicate à étudier en ce qui concerne les dents. Mais comme on l’a vu, elle est soluble quand il y a des cheveux dans le kyste.

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