MESURES POUR LE VIN
Muid vaut 36 setiers qui équivalent à . . 268 litres 128
Feuillette ou demi-niuid 134 — 064
Setier de 8 pintes 7—448
Quarte^ quarteau ou pot 1 — 862
Pinte (moitié de la quarte) — 931
Setier ou chopine (moitié de la pinte) . . — 465
Puisque nous parlons de mesures, essayons de connaître la capacité des navires qui faisaient autrefois le commerce de la basse Seine.
J'ai dit plus haut qu'une ordonnance de Charles VI avait établi des maîtres des ponts, et avait fixé à Paris le salaire de ces maîtres suivant le tonnage des bateaux. Ce document est d'autant plus précieux qu'il aide à déterminer le
de Méry-sur-Oise et son péage ^ publié dans le tome l*"^ des Mémoires de la Société de l'Histoire de Pat'is et de r Ile-de-France, p. 229 et suivantes, est entré dans le détail des différents sens du mot travers (p. 261-62}, et il a été également amené à constater qu'à Méry le droit de travers devait s'entendre de ce qui était perçu sur les marchandises transportées par bateau sur l'Oise.
tonnage des navires, puisqu'en effet il n'y est pas question de bateaux de plus de 120 tonneaux.
Au reste nous pourrions établir indirectement qu'autrefois il ne devait pas y avoir sur la Seine d'embarcations beaucoup plus fortes. En effet, aujourd'hui après les travaux considérables qui ont été exécutés pour régulariser le lit du fleuve, les plus gros bateaux ne vont guère au delà de 300 tonneaux ; il semble difficile d'attribuer aux anciens bateaux plus de la moitié de ce tonnage*.
11 me reste, pour terminer cette introduction, à indiquer les principales sources auxquelles j'ai puisé.
Aux Archives Nationales, j'ai vu, outre les papiers de la Commission des péages dont j'ai déjà parlé, toute une série de registres contenant des aveux et des dénombrements*. Sous la cote P. 1189 sont réunis des documents divers, et à la fin du registre qui les contient, il y a sur un cahier en parchemin une série de tarifs écrits au xvi* siècle. Ils sont d'une grande importance. Les titres de l'abbaye de Saint- Denis et les registres du Parlement m'ont fourni d'utiles indications, ainsi que la collection d'imprimés cotée AD" et connue sous le nom de collection Rondonneau.
Des archives de Seine-et-Oise j'ai tiré également une assez granda quantité de matériaux. J'y ai consulté les titres des Célestins de Mantes et des Chanoines d'Abbecourt, surtout les premiers. Malheureusement ces deux fonds ne sont pas encore classés, aussi mes renvois seront pour cette partie très vagues.
1. A la chambre de commerce de Rouen, on trouve représenté l'aspect du lit de la Seine au-dessous de Rouen avant et après 1825. La différence de profondeur, grâce aux travaux qui ont été faits, est très notable. Vers Paris, n'oublions pas les barrages de Neuilly, de Poissy, etc. et les draguages incessants.