Ibid.y Péage de Meulan, p
portées par mer ; mais naturellement pour nous ce mot ne présente jamais ce sens propre.
Travers. Il se prenait sur les personnes ou sur les marchandises transportées d'un lieu à un autre ; on appelait aussi travers le droit qui se percevait au passage des ponts et bacs. Nous ne le rencontrerons qu'avec le sens parfaitement précis de droit levé sur les bateaux montant ou descendant la rivière*.
Une question fort importante est celle des mesures de capacité, car les comparaisons faites entre les différents muids, boisseaux, etc., ne peuvent servir qu'autant que Ton connaît leurs étalons respectifs.
L'Académie des Sciences au siècle dernier fixa le muid do Paris à un nombre de pouces cubes équivalant à 18 hectolitres 7,315 centilitres, ce qui s'accorde à très peu de chose près avec une ordonnance de 1669. Celle-ci du reste ne faisait que sanctionner le travail du prévôt des marchands qui en 1648 avait vérifié les étalons des mesures. Ces étalons eux-mêmes remontaient au xv* siècle et tout porte à croire qu'ils avaient été copiés fidèlement sur des mesures plus anciennes. Nous avons donc des éléments assez sûrs de comparaison.
Le muid de 18 hectolitres 7,315 centilitres dont nous venons de parler servait pour les matières sèches en général. Quant à celui avec lequel on mesurait les menus grains, orge, avoine, etc., il avait une capacité double. Celui employé pour le sel valait 30 hectolitres 72 litres. Le muid usité pour les liquides équivalait à 268 litres. Au reste je donne en trois tableaux les subdivisions des muids employés pour le froment, le sel et le vin, avec leurs équivalents en mesures modernes.
1. Ducange ne donne pas cette dernière acception du mot. — M. Pannier, de son côté, di^ns un intéresçaqt travail sur Us seigneurs