‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 17 sur 104 · Arch. Nat. LL · texte numérisé non relu

Arch. Nat. LL

àTabbaye de Saint-Denis. Le premier était perçu au profit de Guillaume AUegrin et le second au profit de l'abbé.

PÉAGE d'Alî^grin et PEAGE DE l'Abbé. — Il m'a été impossible de trouver des renseignements certains sur F origine de ces deux derniers péages; nous n'avons que des documents très vagues. Ainsi la donation de Charles le Chauve, rapportée plus haut, vidimée par Louis XI en 1471 , et encore une bulle de 1259 par laquelle Alexandre III, confirmant les privilèges et possessions de Saint-Denis,

s'exprime ainsi: m diocesi Parisiensi portiis quos

liabetis in fluvio Sequane el cursus aque ipsius fluminis prout finibus suis terminatur\ Nous ne sommes pas mieux instruits par un arrêt du Parlement de 1277, qui constata que chaque bateau ou allège de sel, passant devant l'église de Saint-Denis, devait aux religieux 6 sous 2 deniers parisis, et 2 quartiers de sel, mais qui décida en même temps que lors des basses eaux, quand les bateaux ne pouvaient pas passer sans allège par le vast de Porchier, il n'était rien dû pour les allèges*.

On représenta bien des pièces nombreuses devant la Commission des péages, mais toutes n'ont trait qu'au droit sur le sel. C'est ainsi qu'en 1315 Henri de Stains faisait à l'abbé de Saint-Denis aveu pour son fief de la Poterne, consistant en 4 livres par nef de sel montant la Seine ^, et que Guérin de Senlis fit don à l'abbaye, sept ans plus tard, de 4 livres de rente par lui acquises d'Adnet de Stain et assises sur les troncs de sel *.

Si nous ne connaissons pas d'une façon certaine l'origine du péage de l'abbé, du moins, depuis le xvi® siècle jusqu'à

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