Doublet. Ilist, de V abbaye de Saint-Denis^ p
ravant le premier devait 2 deniers et le second 6 ; mais en même temps un bateau acquitte 12 deniers tournois en montant et 6 deniers en descendant, au lieu qu'au xvi* siècle, dans les deux cas il payait 9 deniers.
Fief de la Poterne. — Jusqu'à présent, nous avons constaté à Saint-Denis l'existence de quatre péages : ceux de l'abbé, de l'office des Charités, du Grand Prieur et d'AUegrin, mais il y en avait un cinquième dit du fief de la Poterne^, pour lequel hommage était dû à l'abbé et dont nous avons déjà dit un mot. A l'origine, il semble bien que ce fief n ait consisté qu'en un droit de 4 livres par bateau ou même seulement en une rente annuelle de 4 livres sur les nefs de sel*. Plus tard, au xv' siècle', on prend un quart et demi par bateau de sel. Enfin, d'après un édit de 1546*, sur lequel nous aurons bien souvent à revenir, et un bail de 1508% ce péage comporte deux minots, un boisseau trois quarts et 2 deniers parisis par coque neuve ou vieille.
Ceci nous amène à parler des droits considérables qui étaient levés sur le sel à Saint-Denis. Au xiv* siècle, les bateaux devaient 1 setier de sel et 6 sous^ D'après Tédit de 1546, il était attribué au Grand Prieur 1 boisseau 3 litrons 1/2, au maître des Charités 3 boisseaux 1 quart, à l'abbé 3 minots 1 boisseau et à ce dernier trois fois autant pendant le temps dubotage. Suivant les tarifs du xvi* siècle le maître des Charités et l'abbé prenaient respectivement 1 et 4 minots. Quoi qu'il en soit, aux xvii' et xviii* siècles, les arrêts du Conseil se référaient àTédit de 1546.
1. Ainsi appelé parce qu'il dépendait d'une maison sise à St- Denis, rue de la Poterne-Saint-Jacques. Arch. Nat. H 3058», dossier 1221.