‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 19 sur 104 · Arch. Nat. LL · texte numérisé non relu

Arch. Nat. LL

origine commune aux deux péages des Charitës et d'AUegrin.

Quoi qu*il en soit, indépendamment du péage Allegrin il se levait à Saint-Denis des droits : P au profit de l'office des Charités sur les marchandises qui descendaient la Seine, sauf sur le sel qui ne payait qu'en montant; 2** au profit de l'abbé sur celles qui montaient et descendaient, et pour lui les droits étaient triplés pendant le temps du botage, qui allait depuis la veille de la Saint-Denis jusqu'à la veille de la Saint-André, c'est-à-dire du 8 octobre au 29 novembre ; 3® au profit du Grand Prieur sur les bateaux qui remontaient.

Outre ces avantages, il paraît que de temps immémorial, les religieux pouvaient arrêter les bateaux portant du poisson à Paris, et prendre moyennant juste prix ce qui leur était nécessaire. Un arrêt de 1354 maintint ce privilège de l'abbaye*.

C'est à ma connaissance le péage du Grand Prieur qui a le plus ancien tarif (1363).

Pour l'office des Charités nous avons cité les trois pancartes de 1432, du xvi* siècle et de 1761; la seconde est celle qui renferme la nomenclature la plus considérable. Le montant des droits n'offre pas dans ces pancartes de variations sensibles, sauf pour le sel où, d'une poitevine que Ton prenait par bateau, on arrive au xvi* siècle à 1 minot, et au moins depuis 1546 à 3 boisseaux et quart. Au reste il est très possible que dans la pancarte de 1432 on n'ait marqué que le droit en argent et laissé de côté celui en nature.

Quant au péage de la mense abbatiale je n'ai que deux tarifs du xvi' siècle et de 1687. Dans ce dernier, qui entre dans plus de détails, on croirait qu'il y a une tendance à uniformiser les prix, lorsqu'on voit que le vin, soit français (Ile-de-France), soit étranger (venant d'ailleurs que de l'Ile-de-France) paye 4 deniers par pièce, tandis qu aupa-

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