S 4. EPINAY
Ce péage, qui devait dans le principe appartenir à l'abba^'e de Saint-Denis, par suite de la donation de Charles le Chauve en 870* , était au xi'' siècle la propriété des seigneurs de Montmorency.
Ceux-ci en 1132 donnèrent à l'église Saint-Victor de Paris 100 sous à prendre annuellement sur les cens de la terre de Saint-Marcel et les revenus de la Seine*. En 1179, ce fut Notre-Dame de Vincennes qui reçut le droit perçu sur les bateaux de sel% et, en 1200, Téglise de Saint-Denis fut gratifiée de 12 livres de rente à prendre sur le montage de la Seine*. Remarquons ce droit de montage qui fait opposition au droit à'avalage que nous avons rencontré à Saint-Denis. Ceci nous prouve encore, ce me semble, le démembrement des droits primitifs du monastère de Saint-Denis. Dans le courant du siècle suivant, il y eut des difficultés au sujet de ces 12 livres de rente, mais elles furent levées par un accord de 1244\ Cinquante ans plus tard, Mathieu de Montmorency, abandonnant à l'abbaye la terre de Saint-Marcel, se réserva ce droit de montage*.
Au xiv' siècle, des aveux font mention du péage d'Epinay\ Un arrêt du parlement, du 14 janvier 1402 n. s., rendu à propos d'un procès survenu entre G. de Normans, seigneur d'Epiûay et le prévôt des marchands de Paris, décida, sans prononcer au fond, que provisoirement il