‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 23 sur 104 · Arch. Nat. H 2066, dossier · texte numérisé non relu

Arch. Nat. H 2066, dossier

serait perçu 5 sous par bateau chargé de marchandises se vendant au poids, et 15 deniers pour la coque ; et que pour les droits sur chaque espèce distincte de marchandises de poids, les marchands et autres pourraient les passer, tant que l'affaire ne serait pas définitivement jugée, en les faisant simplement inscrire*. Le 22 juillet 1422, un arrêt d'expédient rendu entre les mêmes parties, arrêta que le péager ne ferait pas décharger les marchandises pour les vérifier, mais se contenterait d'un certificat du clerc de la Prévôté de l'eau de Rouen*.

On payait encore à peu près les mêmes droits en 1625, c'est-à-dire 5 sous pour les bateaux chargés et 19 sous pour la coque. Il est aussi fait mention d'un droit de neuvage de 6 sous parisis pour tout bateau montant pour la première fois. Enfin, la pancarte de 1750 amena une diminution en réduisant les parisis en tournois.

Un compte de 1466, allant du 25 mai au 30 septembre, nous apprend qu'il avait été reçu 2 minots 1 boisseau et demi de sel pour la coutume de demi-écope perçue sur 24 bateaux passés pendant ces 125 jours% ce qui met l'écope à 16 litrons, et la demi-écope à 8 litrons ou une moitié de boisseau.

L'édit de 1546 mentionne ce même droit, quoique cela n'apparaisse pas au premier abord, puisqu'il attribue aux héritiers Choart 18 deniers pour un quart demi-boisseau demi-litron perçus à Saint-Denis. Premièrement il faut lire comme s'il y avait 1 quart et demi de boisseau et demi litron, ce qui fait 6 litrons et demi. Par conséquent le boisseau revient à 3 sous 9 deniers, ce qui s'accorde assez bien avec les évaluations faites pour Saint-Denis où l'on usait de la même mesure qu'à Epinay. Ensuite, bien que d'après l'édit le droit des héritiers Choart fût perçu à Saint-Denis

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