‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 44 sur 104 · Bibl. Nat. CollecL Lévrier, t. XVI, pièce · texte numérisé non relu

Bibl. Nat. CollecL Lévrier, t. XVI, pièce

gés de sel. Les droits pour les 231 restant s'étaient élevés à 1,241 livres 9 sous 9 deniers ce qui, avec les droits sur le sel, faisait un total de 1 ,937 livres 9 sous 8 deniers, et une moyenne annuelle de 745 livres. De la Chandeleur 1499 n. s. à la Chandeleur suivante il passa 56 bateaux de sel toujours grevés de 11 minots chacun. Le trafic était donc bien plus considérable à la fin qu'au milieu du xv° siècle, la guerre de cent ans ayant cessé.

Environ un siècle plus tard, en 1581, le duc d'Anjou, frère de Henri III, engageait le péage de Meulan moyennant 24,000 livres*. La recette totale de l'acquit s'éleva pour l'année 1701 à 5,845 livres 13 sous 9 deniers*. Le péage et le moulin banal de Meulan avaient été engagés en 1672 pour 100,000 livres et le 24 septembre 1780, un arrêt du Conseil en confirmait la possession à la marquise de Pezé'. Déjà en 1741 le sieur de Courtomer avait été maintenu en qualité d'engagiste dans la jouissance d'un droit de 10 deniers par courbe de chevaux*. En 1693 une ordonnance du bailli de Meulan avait reconnu ce droit à Jacques Mestayer^

Il nous reste encore à parler d'un droit de pallage ou pelage. Vers 1250 Amaury II, vicomte de Meulan, exempta les bateaux du Bec du palage qui lui appartenait sur la grève de Meulan*.

En quoi consistait ce droit de pallage ou pelage ? On a présenté bien des étymologies et bien des sens ; ainsi on a voulu faire venir ce mot de appellare d'où appellagwm. L'art. 176 de la Coutume du comté de Mantes et Meulan rédigée en 1556 se contente d'énumérer ce droit avec

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