‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 45 sur 104 · PÉAGES DIVERS. — MEULAN, LISLEBELLE · texte numérisé non relu

PÉAGES DIVERS. — MEULAN, LISLEBELLE

d'autres, sans dire en quoi il consiste. Laurière, dans son Glossaire de droit français, cite des lettres patentes suivant lesquelles le pelage dans les bailliages de Mantes et Meulan aurait été un droit levé sur les vins charges et déchargés dans les ports de cette partie de la Seine. Nous avons vu qu'à Argenteuil on percevait aussi un droit de pallage consistant en un droit sur les choses embarquées et débarquées. Ducange cite d'autres textes pour établir que le droit de pelage est synonyme de droit de pieu, d'ancrage, et j'ai trouvé dans ce sens un texte parfaitement clair, que je mentionne ici quoiqu'il ne soit pas certain qu'il ne s'applique pas à Mezy. En 1077, Gautier Payen, vicomte de Meulan, donna à Robert, abbé de Jumièges, la dîme des vignes dans la paroisse de Saint-Pierre de Mezy et lui remit le prix que lui, Gautier, exigeait des religieux de Jumièges <c pro palo seu panillo a quo navis sive baccus eorum religabatuD) *.

§ 15. LISLEBELLE.

Pour passer le pont de Meulan on était forcé d'attacher les bateaux aux pieux d'une île appelée l'Ile-Belle. Un arrêt du Conseil du 1" décembre 1739 permit à l'abbé Bignon de percevoir 10 sous par bateau. L'abbé tenait cette île située au-dessous du grand pont de Meulan, et appelée autrefois des Cerisiers et plus anciennement Ribelle, d'un sieur Carpot, aux parents duquel une sentence du bailli de Meulan avait reconnu un droit de 2 sous 6 deniers. En portant celui-ci à 10 sous on avait voulu dédommager l'abbé Bignon des dégâts que lui causaient les bateaux*.

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