Ducange au mot Modius
aux figues et raisins, on reprochait à tort aux péagers de faire payer ces articles, car ils étaient portés sur un registre de recettes de 1453. Les propriétaires des péages ajoutaient avec encore plus de raison que le pastel devait acquitter, puisque la guède payait. Les bois d'Islande dont il est parlé ici ne pouvaient certainement pas venir de l'île de ce nom. On appelait probablement ainsi les bois du Nord, de la Suède, de la Norvège si riches en sapins.
Sel. Pour ne pas rompre Ténumération des objets indiqués dans le tarif de 1532, j'ai réservé pour la fin, à cause de son importance, l'examen des différents droits auxquels était soumis le sel.
Un rouleau en parchemin intitulé « Coppie de certaines « lettres estant en la possession des prieur et couvent des « Célestins de Paris » écrit au xv* siècle contient des extraits des registres des grainetiers à sel de Mantes pour les années 1364 à 1365*. Je reproduis d'après lui la liste des personnes ayant un droit sur le sel.
La ville de Mantes, l setier; la prieure de Haute Bruyère, 3 quartiers'; fief de Freville (pour Aufreville), 1 mine et un demi-quartier ; fief Raoul Asson, 1 mine et un demi-quartier ; doyen de Gassecourt, 1 quartier et demi ; femme Simon de la Place et Jehan Houde, 1 quartier; le maître de Saint-Ladre, 1 quartier; Etienne Bout du Monde, un demi-quartier ; hoirs Jean Riperuel, un demi quartier ; hoirs Jacques Buffet, un demi-quartier ; femme Jean Doublet, un demi-quartier; fief Deucanhohe (?) un quart de quartier ; femme Jean de Bryonne, un quart de quartier ; femme Jean Doublet et Poupart, 2 boisseaux ; l'abbesse de Saint-Cyr, l'Hôtel-Dieu de Mantes, les prieures de Villarceaux et de Claire-Fontaine, chacune un boisseau, soit 4 boisseaux.
Des documents plus anciens justifient dans une certaine