Catalogue de la collection Joursanvault, n
6. Invent, des Arch. de l'Hôpital de Mantes. —Je n'ai pu voir la pièce, qui, à cause d'un procès, était chez un avoué.
7. Arch. de la Ville de Mantes. Adjudication des biens en 1675. Arch. de l'Hôpital de Mantes A, cote 1, n<> 10.
provenu du fief Roze*. Celui-ci dépendait du fief de Heuqueville, et sous ce dernier nom, nous trouvons, dans le tarif de 1532, un boisseau attribué à l'Hôtel-Dieu, comme ayant-cause de Heuque ville.
Suivant l'état de 1364-65, chaque bateau devait 5 setiers à Mantes, et si on additionne tous les produits partiels on retrouve exactement 5 setiers. Un état de 1453 placé à la suite du précédent, et un document du xiv* siècle ' attestent également que les bateaux payaient 5 setiers, mais ils ne décomposent pas ce total.
Il y a encore une remarque assez importante à faire sur la pièce de 1365. D'après elle, le fief de Raoul Asson, qui recevait une mine et un demi-quartier par bateau, était grevé de six muids de rente ; les vicaires de Notre-Dame de Mantes, Guillaume Brosset, et les hoirs de Jean Riperuel en avaient chacun un, et Tabbé de Saint-Taurin d'Evreux trois à lui seul. Or, il n'aurait pas fallu moins de 115 bateaux pour fournir 6 muids, car une mine et demi -quartier valent cinq demi -quartiers, et 6 muids égalent 576 demi-quartiers ; en divisant 576 par 5, nous avons bien 115 et une petite fraction. Dans un autre état dressé par Jean Mulot, grénetier de Mantes en 1453, état que j'ai déjà signalé, on nous apprend que depuis la Saint- Remy 1449 à la Saint-Remy 1453, 174 tonnes avaient acquitté à Mantes ; ce qui en moyenne ne fait pas 44 bateaux par an. Il y a loin de 44 à 115. Il est vrai qu'en 1449 et 1450 on avait chassé de Normandie les Anglais, ce qui avait dû nuire considérablement au trafic ; mais malgré cela l'écart est trop grand. J'ai dit que le fief de Raoul Asson était chargé de six muids de rente, mais tous les autres documents que j'ai examinés n'attribuent qu'un muid à Saint-Taurin, et je crois qu'en conséquence il faut réduire