‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 63 sur 104 · Arch. Nat. H 2997», dossier · texte numérisé non relu

Arch. Nat. H 2997», dossier

2. Bibl. Nat. ms. fr., 1279, fol. 83. Indiqué dans V Étude sur les classes agricoles, de M. Delisle.

la rente à quatre muids; partant 77 bateaux suffisaient pour la fournir.

Il y eut des procès entre lescredi-rentiers pour savoir qui serait payé d'abord, et le 1" avril 1415, un arrêt de la Cour des aides décida qu'ils le seraient dans l'ordre suivant : les vicaires de Notre-Dame de Mantes, les Célestins ayantcause de G. Brosset et de Jean Riperuel, enfin Saint-Taurin d'Evreux *. Ce règlement d'ordre implique que la mine et le demi-quartier ne suffisaient pas pour désintéresser tous les rentiers. En 1412, les Célestins de Limay, ainsi qu'on le verra plus loin, se plaignaient de n'être pas payés, et il paraît qu'il n'était pas passé assez de troncs de sel pour qu'ils pussent toucher leurs arrérages. A Meulan vers 1450, année mauvaise, trente-six navires chargés de sel acquittèrent les droits, et en 1499, c'est-à-dire à une époque beaucoup plus prospère, il ne passa que 56 bateaux de sel.

Il est vrai qu'une certaine quantité de troncs ne dépassait pas Mantes, où il y avait un grenier à sel. Si le cinquième des bateaux restait dans cette localité, ce qui est évidemment exagéré, on trouve, en suivant les chiffres indiqués ci-dessus pour Meulan, que 44 troncs seulement vers 1450, et 67 à la fin du xv' siècle acquittaient à Mantes. De sorte qu'à la première de ces deux époques, et sans doute aussi en 1412 et 1415, non seulement les propriétaires du droit de une mine et demi-quartier ne touchaient rien, mais encore Saint-Taurin d'Evreux n'était pas payé de sa rente et les Célestins ne l'étaient qu'en partie. En 1499 Saint-Taurin avait reçu environ la moitié de sa rente.

Outre cinq se tiers en nature, les bateaux qui passaient à Mantes y devaient au xiv" siècle 33 sous* parisis. Ces 33 sous représentaient un droit de chaîne, puisque nous verrons plus loin que les troncs payaient au xvi* siècle 31 sous 6 deniers pour celles-ci.

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