‹ Étude sur les eaux minérales d'Euzet-les-BainsChapitre 14 sur 19 · OBSERVATION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PREMIÈRE

M. V.., 41 ans, tempérament nerveux, constitution médioere, mère sujette aux bronchites, père goutteux. Une de ses tantes est asthmatique.

Dit avoir pris froid à Pâques. Depuis il tousse et crache beaucoup. Malgré de nombreux vésicatoires et une médication énergique, le mal s’aggrave. Le malade dort peu. Son état a été jugé désespéré par son médecin.

Tout aliment le fatigue, le lait seul est supporté; il est constipé et les urines laissent un dépôt rouge brique. Expectoration abondante, écumeuse, filante.

Râles-sibilants et ronflants dans toute la poitrine, obscurcissant le murmure vésiculaire. On entend difficilement les bruits du cœur.

J’ordonne pour tout traitement l’eau de Lavalette en boisson. À partir du 22 septembre, le malade en prend par quart de verre, trois quart de litre tous les matins.

Le résultat est immédiat. Dès les premiers jours les urines, sont abondantes et claires, la constipation cesse, faisant place à une ou deux selles liquides et bilieuses tous les jours; l’appétit se réveille, la dyspnée s’amoindrit.

Le 8 octobre: le malade n’a presque plus de râles dans les poumons ; on peut affirmer alors que le murmure vésieulaire est uniformément affaibli. L’appétit est bon, il digère bien, dort bien, crache peu.

[l continue l’eau d'Euzet à domicile jusqu’au 2 novembre et, à cette époque, ne se plaint plus de rien.

Je revois le malade en avril, l’année suivante. I n’a pas toussé de tout l’hiver, a toujours bien dormi. A l’aus-

an:

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cultation, pas de bruits surajoutés; un peu de rudesse à l'inspiration.

M. V. a beaucoup engraissé. Il ne lui reste, de son ancienne affection, qu’un emphysème léger.

(Observation du docteur Perier.)

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