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le nom de Capvern (Caput verinum, Pique d’Averac), dans des actes datant de temps fort reculés. Du Mège pense que les sources minérales de Capvern étaient connues des Romains, du temps qu’ils oceupaient Lugdunum convenarum, aujourd'hui Saint- Bertrand. |
Quoi qu'il en soit au sujet de ces origines lointaines, que je ne saurais discuter, et pour cause, et dont j'ai emprunté les détaiis au D' Taillade (Lettres médico-topographiques sur Capvern), il est certain que depuis fort longtemps l’on avait reconnu les propriétés curatives des eaux de Capvern. Au début, les paysans des environs atteints de gravelle urinaire et de catarrhe vésical venaient boire à ses sources. Tout d’abord, le département des Hautes-Pyrénées fournissait seul le contingent, je ne dirai pas des baigneurs, mais du moins des buveurs, puis, peu à peu les malades des départements limitrophes vinrent à leur tour, quittant au bout d’un certain temps Capvern, enchantés des effets qu'ils avaient obtenus, et ramenant ainsi chaque année de nouveaux visiteurs.
Cela dura ainsi longtemps, fort longtemps même, jusqu'au jour où la création d’une ligne de chemin de fer de Toulouse à Bayonne, fit du village de Capvern une station, et permit aux voyageurs de parvenir à une faible distance de l'établissement thermal.
En même temps, les médecins des environs s’6taient bien rendu compte de l'utilité de ces eaux
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dans les affections du rein et du foie. Plus récemment, des praticiens éminents observèrent Capvern, entre autres deux médecins anglais Fair et Taylor, qui ont laissé des monographies assez détaillées sur ces thermes. Mais c’est surtout à partir du D' Tailhade, médecin-inspecteur, vers 1845, que l'attention a été attirée par ses observations cliniques sur d’autres maladies que celles que je viens de citer, notamment sur la goutte, la cachexie œoutteuse, les dyspepsies et diverses espèces d’anémies. Après lui, le D' Ticier a écrit un ouvrage sur Capvern: « Capvern; ses Eaux minérales, applications thérapeutiques », le plus complet encore.
C'est à Ticier que Capvern doit en partie les changements survenus dans l'installation de ses établissements thermaux. Ceux-ci devenus insuffisants devant les exigences d’uae clientèle plus nombreuse et plus riche, une compagnie s’est formée il y a quelques années dans le but de transformer et d'améliorer cette station thermale. Malheureusement les premières dépenses furent exagérées : aussi les travaux, poussés d’abord activement, ont dû être ralentis et enfin interrompus. Toutefois, après une interruption trop longue pour les baigneurs, il est probable que lors de la saison prochaine le grand établissement, le plus important, sera terminé.
Depuis quelque temps, le bourg de Capvern s’est également considérablement agrandi. Chaque an--
née surgissent soit de nouveaux hôtels, soit de nou- Fabre. 2
AO Ni YL Re velles villas, de plus en plus luxueux, La vie dans ces hôtels est rendue facile et agréable par la va riété et la composition habituelle de la société qui fréquente l'établissement thermal.