LES SOURCES DE CAPVERN
Après ces quelques détails, qu’il me soit permis d'aborder franchement la question de Capvern et de ses sources.
Au nombre de deux, la Hount-Caoute ou Fontaine chaude, et le Bouridé, toutes deux fort abondantes, et parfaitement captées. Comme la généralité des eaux minérales, elles sont employées en boisson, en bains et en douches. Leur composition et leur température sont sensiblement différentes. Différentes elles sont encore par les effets qu’elles produisent, La première est tonique, légèrement excitante, diurétique. La seconde, plus fraiche d’un degré et demi, est calmante.
Ces sources situées au fond de deux ravins sont séparées par une distance de deux kilomètres. Une route, fort bien entretenue, mais pénible pour les piétons à cause de la rapidité de la montée, les relie, Dans le projet de transformation de Capvern, cette route doit être détruite, et remplacée par une nouvelle plus unie, autant cependant que les accidents de la montagne le permettront. Mais le malade, à qui l’état de ses forces ne défendront pas cette as-
cension, préférera toujours l’ancienne route, car, dès qu'il aura gravi la côte rapide, se reposant un moment sur la crête, il jouira d’un admirable tableau. Tout au loin, en face de lui, le pic du Midi de Bagnères, dressant sa tête superbe au-dessus des autres montagnes, dont les sommets inégaux vont en se déprimanf, échelonnés jusqu’au village de Mauvesin, dominé par son antique château. À sa droite, la vallée fertile ; à gauche, les bois sombres, et à ses pieds son but, le Bouridé.
La Hount-Caoute ou Fontaine chaude a un débit de 20 litres par seconde ou 1,728,000 par vingtquatre heures. Elle est inodore, d’une saveur légèrement saline et facilement digestible.
La première analyse a été faite par MM. Latour et Rozières, qui ont trouvé pour « son poids spécifique 1,005" ; sa température est de 24° centigrades. Elle offre un dégagement spontané et continu d’un gaz incolore. La terre sur laquelle tombe son jet présente un léger sédiment de couleur ocreuse. Elle coule avec une abondance prodigieuse, et son volume n’est influencé par aucun phénomène météréologique. Il est le même à toutes les époques de l’année. »
L'analyse la plus récente date de 1874; elle a été faite par M. le D° Garrigou.
Désignation des substances. Hount-Caoute.
Acide carbonique. ....... 0.1153 — sulfurique... ..... 0.8580 2 PSHICIQUE Eee ce 0.0029 1 aZOIQUES Rene 0.0056 — phosphorique..... sensible.
Chloe e Ru 110-0088
Pole EEE 0.00029
Soude..,... SLEMM EME 0.0024
DITRINO CRETE Eee 0.000026
AMMONIAQUE Re -e TRE 0.0018
Chaux AIMER 0.3199
SHONIANE PAR A Réete 0.3199
MABNeS10 tree er 0.08749
AIUMIN EMEA RPERERME traces.
Fer (sexquioxyde)......." 0.00021
Manganèse (sesquioxyde). traces.
CGOPAlL EEE ERRENPEURRE traces très sensibles.
Nickel -eeere sntie des . douteux.
Cuivre (oxyde)... très sensibles.
Plomb} Eee 0.000025
ANLIMOINC- 2e ---es ce douteux.
ÉRN Ce as Bsasobente ... sensible.
HOTTES RME ARS sensible,
Matières organiques. ..... sensible.
MOtAUXE- 0 12.087.278
Ce que MM. Latour et Rosières disaient de la source de la Hount-Caoute au sujet de son volume peut s’appliquer également à la source du Bouridé ; le degré de la température extérieure n’a pas non plus d'influence sur sa température, qui est de 23° centigrades. Son débit est de 7 litres d’eau par seconde, soit 640,000 litres par vingt-quatre heures. Quantité si considérable que l’on pourrait alimenter 2,000 baignoires en vingt-quatre heures.
D'après le D'Garrigou, voici quelle serait la com-
position chimique de cette source (analysée en 1874) :
Désignation des substances. Bouridé.
Acide carbonique........ 0.7002 — sulfurique......... 0.4826 = SINIGIQUE Me 0.0020 NI azofIqUeN. Le . 0 0.0050 — phosphorique..... 0.0000%
CNT ER 0.004%%
ROôtASSE ethnie b eat 0.0041
DOUTE re ee CCC 0.005678
NME ASS oo 0.000053
Ammoniaque... .. ARR 0.0018
Cha pra ee de | 0.2336
DÉEORUIA NO re soie le. retite e \ s
MÉBTEStE TOP ER EREE 0.1611
Alumine."... CobnaMécie »
Fer (sesquioxyde)........ 0.000357 Manganèse (sesquioxyde). 0,.0000418
Cobpaliars tres ....... traces très sensibles,
NID een cie ee douteux.
Cuivre (oxyde)........... très sensible.
PIOMD A een A 0.0000276
ARUMOINE Mere ee traces,
ASSEDIC MAT mes enr : sensible.
Mellure rire alta ct MINSCNSIDIE
Matières organiques..... notable.
Totaux .…. 15.081028
D’après l’analyse de ces deux sources, l’on voit que ces eaux appartiennent à la classe des sulfatées calciques, et malgré la grande variété de métaux qu’elles renferment, elles sont faiblement minéralisées, si on les compare à d’autres eaux minérales,