‹ Étude sur les écoles techniques de l'industrie du bâtiment et de l'industrie du bois en AllemagneChapitre 20 sur 61 · Régime · texte numérisé non relu

Régime

Les écoles secondaires du bâtiment sont du ressort du ministère de l'industrie et du commerce; elles sont entretenues, les unes exclusivement par l'État, les autres concurremment par l'État, la province et les communes.

Les communes à faibles ressources offrent le local, chauffe, éclairé et entretenu, mais ne sont pas portées à garantir une intervention fixe dans les frais des écoles du bâtiment. Elles considèrent que celles-ci ne sont pas destinées à satisfaire un besoin local, attendu que la minorité des élèves qui les fréquentent est originaire de la ville même; de plus, elles estiment qu'il est d'intérêt général que des techniciens soient répandus dans tout le pays pour satisfaire aux besoins nouveaux de la construction. Pour cette raison, l'État et la province ont en premier lieu le devoir d'entretenir pareilles écoles. De fait, il ne peut être indiffèrent à l'État que ses habitants vivent dans des maisons insalubres, mal construites et mal aménagées; que la plus grande partie de la richesse publique soit immobilisée dans des habitations caduques, sujettes à se détruire prématurément faute de construction rationnelle et pour cause de matériaux impropres à l'usage.

L'État doit, en outre, veiller à la sécurité publique et ne peut tolérer que la vie des constructeurs, des ouvriers et des habitants soit exposée à raison de la maladresse et de l'ignorance des bâtisseurs

Le manque des connaissances les plus élémentaires de l'art de construire, l'ignorance des propriétés des matériaux, des lois des

résistances et de la stabilité sont, sans conteste, les principales causes do la malfaçon, de l'inobservance des prescriptions de rhygiène et des accidents dans la construction, dont la Revue du travail fait la statistique; ces considérations justifient amplement la large intervention de TÉtat dans la création et dans Tentretien des écoles secondaires du bâtiment. Lorsque Técole aura contribué à répandre parmi les constructeurs, maîtres maçons et charpentiers des villes et des campagnes les vraies règles de Tart de bâtir, rhygiènc publique y gagnera, les habitations seront plus solides, plus agréables, plus confortables et moins coûteuses. De plus, une des préoccupations du moment est d'augmenter la part de Tintelligence dans le travail, et beaucoup reste à faire dans les métiers du bâtiment; les charpentiers et les maçons sont restés longtemps en dehors du mouvement et puisent encore leur principal savoir professionnel dans la routine et dans l'empirisme du chantier. Les Etats allemands reconnaissent les grands services que rendent les écoles au point de vue du relèvement intellectuel et technique de l'industrie du bâtiment, et ne leur ménagent pas les subsides. La moitié des écoles de Prusse sont gérées directement par l'Etat et entretenues presque entièrement à ses frais, notamment celles de Eckersfôrde, Buxtehude, Idstein et Deutsch-Krone ; les autres, établies dans des villes plus prospères, Berlin, Magdebourg^ Breslau, etc., sont placées sous le patronage mixte de l'État et des villes et entretenues à frais communs.

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