‹ Étude sur les écoles techniques de l'industrie du bâtiment et de l'industrie du bois en AllemagneChapitre 32 sur 61 · Les mortiers. — Chaux, ciment, plâtre · texte numérisé non relu

Les mortiers. — Chaux, ciment, plâtre

8. Les arcs.^ Structure; exécution en briques, en pierre détaille.

IL — Les Constructions en Bois.

1 . Les divers modes d'assemblages. — Clous, broches, vis, crampons, boulons à écrou, à clavette, ancres, scellement, bandes de fer, etc.

7î2 ETUDE SUR LES ECOLES TECHNIQUES

2. Assemblages usuels dans un plan, à angle droit, à angle aigu, assemblages de rallongement vertical, assemblage de rallongement devant résister à un effort transversal, etc.

3. Les piliers, — Pieux, étais; poutres; renforcement des poutres.

4. Les planchers en bois des différents genres, — Planchers simples, planchers d'assemblage; leur résistance.

5. Les pans de bois, — Parties constituantes, assemblages, section des poteaux; applications.

Deuxième semestre. — Le deuxième semestre enseigne la mise en œuvre des éléments du premier semestre.

I. Les constructions en briques, — Voûtes des différents systèmes avec le dessin des cintres de bois et autres moyens d'exécution.

II. Les constructions de bois. — Étude approfondie des combles, leur développement et leurs coupes : combles appentis, à deux pans, combles formant croupe, croupe biaise.

Les fermes, — Rôle des fermes, leurs parties, leurs modes d'assemblage; fermes surhaussées, surbaissées, en équerre.

Combles brisés. — Combles à deux versants inégaux; combles couvrant des surfaces irrégulières; combles pyramidaux, coniques.

Calcul des fermes. — Les élèves sont initiés aux dimensions normales des pièces de bois utilisées dans les combles et les planchers à l'effet d'obtenir une résistance donnée.

Au cours de ces études on attire sans cesse l'attention des élèves sur le rapport qui doit exister entre la section des pièces de bois, et l'effort qu'elles doivent supporter. Ce contrôle constant des règles empiriques par les données de la mécanique, tend à faire acquérir aux élèves ce jugement instinctif (fui leur permet d'apprécier la résistance par la seule observation.

En ces temps de fiévreuse activité et de division du travail, une longue pratique sur le chantier est un procédé d'éducation professionnelle qui devient de plus en plus difficile à appliquer. L'étude des résistances est le seul moyen d'en donner rapidement l'instruction aux maîtres-charpentiers, aux maçons et aux constructeurs.

Pour éviter toute perte de temps aux élèves, les professeurs de de l'école de Magdebourg ont rédigé leurs cours ; chaque élève en possède un résumé autographié.

Un élève lit l'objet de la leçon : cette lecture ne prend que quelques minutes, parce qu'on estime, avec raison, que des croquis

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bien exécutés parlent aux yeux et sont plus compréhensibles aux élèves que de longues dissertations ; le texte n'est que le complément du croquis, complément nécessaire surtout aux jeunes gens, qui ne sauraient à première vue comprendre toute la portée d'un tracé. Le professeur explique la leçon à l'aide de modèles en nature, appuie ses observations d'exemples pris dans la pratique, et trace enfin sous les yeux des élèves les croquis, qui sont reproduits par eux dans un cahier ; les élèves voient naître le dessin et en comprennent le sens. Les matières ainsi enseignées trouvent leur application dans des dessins à plus grande échelle avec les détails grandeur nature et conduisent à la résolution des thèmes variés et cotés, qui embrassent graduellement toutes les parties imporlantos du bâtiment.

Nous remarquons que, pour rendre les études graphiques plus expressives, les élèves dessinent certains nœuds de construction en perspective parallèle : assemblage des pannes, des fermes et des arbalétriers, des poinçons et des faîtages, etc , en outre, ils appliquent sur les dessins les plus importants une teinte unie pour rendre dans ses grands plans les effets de lumière et d'ombre; ils se familiarisent ainsi accessoirement avec le maniement du pinceau.

En résumé : les études commencent par les détails, qui sont étudiés au point de vue de leur fonction, de leur construction, de leur tracé; en une synthèse lente et continue, elles englobent graduellement, dans les deux premiers semestres, tout le gros œuvre du bâtiment.

Troisième semestre, — Le programme du cours comprend : les escaliers; les travaux légers : menuiserie, vitrage, serrurerie, peinture; les couvertures; les travaux du plombier; la corniche.

Ce semestre poursuit en somme l'achèvement du bâtiment.

L'escalier constituant une partie essentielle du bâtiment, son étude a lieu d'une manière bien approfondie. Nous indiquerons brièvement la marche suivie dans l'étude de l'escalier, pour montrer avec quel soin le programme est déterminé.

Le thème est généralement le suivant : une maison de rapport de 3 ou 4 étages, doit être pourvue d'escaliers, exigeant la mise en œuvre de tous les modes de construction et de tous les matériaux usuels (brique, fer, voûtes).

Toutes les solutions possibles sont réunies dans pareille construction : escaliers droits en pierre de taille et en briques pour les

<îaves, escaliers en bois, en fer, à quartiers tournants pour desservir les étages, escalier droit pour les greniers.

Chaque espèce d'escalier est l'objet d'une étude détaillée tant au point de vue des dimensions, des profils, du balancement des marches, que des moyens d'exécution et de tracé. Les points principaux sont reproduits à grande échelle et en perspective parallèle, pour faire apparaître les assemblages des pièces courbes du limon et du montant d'angle de la rampe, etc.

L'école est l'initiatrice d'une série de procédés de construction perfectionnés. En Allemagne, la police du bâtiment exige dans la plupart des villes, que les cages d'escaliers soient incombustibles ; l'école enseigne les dispositifs par lesquels on peut atteindre ce but, notamment, celui de la voûte rampante. Dans ce système l'escalier est supporté par une voûte rampante en berceau, dont les naissances s'appuient contre les paliers qui terminent la volée; le plafond lui-même est rendu incombustible par l'établissement de voussettes sur poutrelles en fer. Ce dispositif est peu coûteux et facilement pratiquable, ce qui explique son introduction dans presque toutes les constructions allemandes.

La menuiserie. — L'étude de l'ensemble de la menuiserie se borne à la structure au bâtis. Dans ce but les modèles qui servent à l'enseignement, sont dépouillés de toute ornementation qui aurait pour effet de masquer la construction, surtout des assemblages. La méthode est constante: la construction raisonnée précède la reproducton graphique. Nous relevons dans les travaux des élèves, le dessin de portes à claire-voie, à panneaux, à un et à deux battants ; de portes vitrées et cochères ; de lambris et autres revêtements; de croisées, depuis les châssis dormants jusqu'aux fenêtres en tabatière, basculantes, roulantes, soulevantes, quadrangulaires, ovales, en losanges; de petits bois combinés en différentes formes.

La serrurerie et les travaux du plombier, — Cette partie du cours comprend les ferrures de portes et croisées ; les gouttières et les cheneaux, leurs dimensions normales, leurs formes et systèmes; les couvertures : ardoises, tuiles, couvertures en métal des divers systèmes, leur pose.

La menuiserie, la serrurerie, la couverture, les travaux du zingueur sont enseignés intuitivement sur des modèles, que les élèves esquissent et mettent en œuvre dans des croquis.

Quatrième semestre. — Sans lien apparent avec les cours précé-

dents, mais s'appuyant sur les principes de la mécanique appliquée et sur rétude de la résistance des matériaux, le cours du quatrième semestre a trait aux principales applications du fer dans la construction et la fondation des bâtiments.

A en juger par les travaux des élèves, le cours comporte les éléments de la construction en fer : le rivet, le boulon, leur emploi dans les assemblages ; leur construction ; le calcul de leur résistance; les supports en fonte, en fer forgé et en acier ; les poutres et poutrelles; Is calcul de leur résistance; leur emploi dans les planchers et dans les combles; les planchers (notamment les planchers incombustibles); les balcons en fonte et en pierre; les combles, ycompris le jeu des forces et des résistances ; le calcul des fermes usuelles; la réfection de murs humides, de murs effrités; la transformation des baies ; l'établissement de vitrines ; les fondations : terrain, sondages et fouilles; les méthodes de fondation.

17. — La théorie de la construction. — Le cours de composition.

Jusque dans le deuxième trimestre, les sciences sur lesquelles s'appuie la construction ont été étudiées isolément, enchaînées seulement par le but commun auquel elles tendent, et qui est le bâtiment. Ces études constituent la base de tout le programme; il importe que les artisans d'élite possèdent des notions complètes de toutes ces sciences, tant pour la compréhension des difficultés que présentent les travaux de la construction, que pour l'application éventuelle des nouveaux moyens de bâtir. Une fois ces notions acquises, les élèves peuvent s'en servir pour les combiner en de petits projets : tel est l'objet de la théorie de la construction et du cours de composition, qui s'étendent sur les deux derniers semestres.

La théorie de la construction se rattache à des objets exactement déterminés par le programme.

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