Conclusion
Avant l'introdution des machines -outils dans l'industrie du bois, il fallait des ouvriers pour exécuter le gros œuvre de la menuiserie. La machine-outil remplace l'homme dans les travaux uniformes, mécaniques, et il ne reste plus un avenir assuré que pour les bons ouvriers, qui possèdent toutes les ressources de leur métier.
L'École de Flensbourg se trouve dans les meilleures conditions pour former des ouvriers parfaits. Le travail pratique constitue le champ d'expérience où toutes les connaissances trouvent leur application et où l'ouvrier acquiert les qualités morales qui naissent de l'effort personnel. Sous la direction de professeurs d'élite qui s'imposent par leur goût et par leur savoir pratique, il s'initie aux secrets du métier, et cela d'autant plus vite qu'il collabore à des travaux utiles. Avant de s'engager dans une spécialité, il acquiert des idées générales sur toutes les parties de sa profession. Son éducation artistique est à la hauteur de son savoir technique. Dans les œuvres du Musée, il puise les saines traditions du métier, il s'initie aux procédés qu'employaient les artisans d'autrefois] et que la fabrication à bon marché a dû abandonner. Il acquiert le goût, l'ingéniosité, le sentiment des proportions, la logique et la sincérité.