‹ Étude sur les embolies de l'aorte abdominaleChapitre 3 sur 35 · INTRODUCTION. — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. — HISTORIQUE

Pendant notre stage à l'hôpital militaire Desgenettes, M. le médecin-major Lemoine, professeur agrégé au Val-de-Grâce, au service duquel nous étions attaché, attira notre attention sur un malade atteint d’embolie de l’aorte abdominale et nous conseilla de faire de cette observation le point de départ de notre thèse inaugurale. Il voulut bien nous communiquer les recherches personnelles qu’il avait faites à ce sujet et nous aider de ses précieux conseils. Qu’il nous permette donc de lui adresser ici nos remerciements et aussi de lui témoigner notre reconnaissance pour la bienveillance qu’il n'a cessé de nous montrer pendant tout notre séjour à l'École du service de santé militaire.

Nous n’oublierons pas non plus que c’est sous la direction de M. le médecin-major Catrin, professeur

agrégé au Val-de-Grâce, que nous avons débuté dans la carrière si difficile de la médecine. Lui aussi voulut bien nous abandonner les recherches bibliographiques qu'il avait faites sur le sujet de notre thèse. Qu'il recoive ici l'expression de notre gratitude.

Enfin, avant de quitter cette ville, il est de notre devoir d'adresser nos remerciements à tous nos maîtres de la Faculté de médecine, en particulier, à M. le professeur Raymond Trip'er, qui nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse et dont nous n’oublierons pas les profitables leçons; enfin, à tous ceux qui, soit civils, soit militaires, ont participé à notre instruction.

Nos camarades d'école, les docteurs Gandar et Schmerber, ont bien voulu mettre à notre disposition leur connaissance approfondie des langues anglaise et allemande. Nous les en remercions.

Les embolies de l’aorte abdominale sont un accident très rare, dont il existe, par suite, peu de cas dans la littérature médicale. Il faut arriver jusqu’à 1849 pour en trouver une observation, celle de Le Bret, publiée dañs le Bulletin de la Société anatomique. Hervieux, dans son Traité des maladies puerpérales, de 1870, en relate trois observations. Depuis, ant en France qu’à l'étranger, on en publia quelques nouveaux cas. En 1881, Barié et Du Castel firent paraître dans les Archives générales de médecine une Étude clinique sur les embolies de l'aorte. Ce dernier inspira, en 1883, la thèse de Meynard, sur les « Oblitérations de l’aorte abdomi-

“LT. en

nale par embolie ou par thrombose », thèse qui comprend seulement seize observations.

Enfin, en 1891, Selter rassemblait dans la Deutsche zeitschrift für Chirurgie, vingt cas d’embolie de l’aorte à son point de division. Nous-mëme, nous en avons trouvé vingt-quatre cas dans la littérature et y avons ajouté l'observation XXV, que nous devons à la bienveillance de M. le médecin-major Lemoine.

Quant au plan de notre travail, il sera très simple. Nous étudierons successivement l’anatomie pathologique, l’étiologie, la symptômatologie, le diagnostic, le pronostic et enfin, le traitement des embolies de l’aorte abdominale. |

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