PROCESSUS ÉLÉMENTAIRES
différent pas de ceux qui s’observent si souvent dans les divers segments du névraxe cérébro-médullaire. Les corps amylacés siègent dans les mailles du réseau névroglique et, très exceptionnellement, au niveau même de la bordure épithéliale qui tapisse la cavité épendymaire ; en pareil cas, tantôt ils sont enclavés entre deux éléments voisins, tantôt ils se superposent à l'un de ceux-ci. u$£
En général, ils sont ovoïdes ou arrondis, plus rarement polygonaux ou polycycliques et très exceptionnellement piriformes ou allongés.
Redlich signale des formes «en baguette » qu'il ne-nous a pas été donné de voir. Mais, comme Catola et Achucarro, nous avons parfois observé des types complexes qui paraissaient résulter de la soudure encore inachevée de deux corpuseules voisins. Ce fait est intéressant en ce qu'il montre que l'accroissement ne se fait pas toujours et uniquement par gonflement progressif.
Le plus souvent homogènes les corps amylacés présentent en sénéral une réfringence manifeste et quelquefois une ébauche plus ou moins nette de stratification concentrique,mais jamais ils
FiG. 36.— Corps amyloïdes intra et juxta-épendymaires. L'un d'eux est hilobé ; l'autre renferme une formation pseudo-nucléaire ; quelques-uns sont très petits, presque puncliformes,
ne sont franchement granuleux et jamais ils ne possèdent l'ombre d'une membrane d'enveloppe. IT n'est pas exceptionnel de constater en leur centre une zone arrondie qui apparaît tantôt claire ou pas colorée, tantôt sombre et hyperchromatique.fl est peu probable qu'il s'agisse de véritables débris nucléaires.
118 ÉPENDYMITES CHRONIQUES
Les dimensions moyennes sont de 12 à 20 y ; mais il y a des minima qui ne dépassent pas 2 à 4y et des maxima qui atteignent et dépassent 25 à 30 p. L'existence des formes naines parait peu compatible avec l'idée d'une transformation cellulaire totale, celle des formes géantes, véritables flaques. à contours parfois polycycliques, plaide fortement en faveur de l'hypothèse de la confluence progressive des corpuscules voisins.
Au point de vue chimique, il s’agit évidemment de corps albuminoïdes spéciaux. Ils brunissent sous l'influence de l'iode et bleuissent par l'addition ultérieure d’acide sulfurique dilué (Virchow-Meckel). Notons toutefois que cette réaction n'est ni spécifique, ni absolument constante (Holschewnikoff et nous-mêmes).
Après fixation par le formol à 10 0/0, les corps amyloïdes se colorent facilement, sinon électivement, par presque toutes les teintures histologiques, mais leur affinité est beaucoup plus considérable pour les hématoxylines et-les carmius que pour les matières d’aniline. AS |
Sur les préparations traitées par l'hématoxyline-éosine, il suffit de prolonger un peu le bain d'alcool à 95° pour leur retirer bien avant les fibres et les protoplasmas voisins toute espèce de teinte rosée. ©
Le mélange picrofuchsinique de Van Gieson ne modifie pas la couleur bleue intense et solide, préalablement conférée par l'hématoxyline.
Le bleu polychrome de Unna donne une coloration bleue orthochromatique assez pâle et fragile. Avec les violets de gentiane et de méthyle on obtient également une teinte orthochromatique, très inférieure à celle des noyaux et beaucoup moins résistante,
Sous l'influence de l’acide osmique, les cors amylacés brunissent, mais ils ne prennent pas le Sudan IIF, le Pal ou le Marchi. Enfin, par la méthode nouvelle Cajal, ils apparaissent d’un jaune clair (Achucarro et Catola) ; par le procédé de Weigert pour la névroglie,ils deviennent bruns ou d’un jaune brunâtre (Takakazu Nambu). IT convient d'ajouter que le procédé de Lhermitte, qui colore en bleu profond les éléments névrogliques, leur confère