Mort
Macroscopiquement. — On note un petit foyer à la surface de l’épendyme . (corne occipitale droite) avec piqueté hémorragique, à la coupe du cerveau le foyer présente une profondeur de 3 millimètres environ.
Microscopiquement. — OEil droit : irido-choroïdite supurée.
Corticalité. — Légère congestion, pas d'infiltrations cellulaires, sauf en un point très limité.
Méningite cervicale. — Congestion. Infiltration leucocytaire modérée :
quelques polynucléaires, surtout mononucléaires.
Ependyme bourré de cellules : hématies, polynucléaires, mononucléaires : macrophages, épithélium desquamé.
Plexus choroïdes : Congestionnés légèrement. Tuméfaction des cellules conjonctives : quelques cellules dans les mailles. En plusieurs points l'épithélium est effondré et des cellules migratrices sortent par la brèche en formant comme un bouquet saillant dans la cavité (fig. 7, p. 42).
Ependyme ventriculaire. — Amas cellulaires libres : accolés aux parois : Epithélium détaché, hématies, nombreux polynucléaires, macrophages,
mononucléaires. Le tout altéré, quelques Ipoov tes. Les amas sont parfois considérables.
Lpithélium : très fréquemment desquamé et altéré. Gainité : ne se montre qu’en quelques points, là où il y a des amas cellulaires accolés à la paroi, surtout mononucléaires.Il y a aussi quelques poly-
nucléaires dans les gaines. Les parois vasculaires sont infiltrées de 'auslques cellules rondes.
Les lésions sont donc assez marquées.
Ramollissement hémorragique, encéphalite périépendymaire correspondant
PIÈCES JUSTIFICATIVES k 215 au foyer macroscopique : amas cellulaires nécrosés nombreux polynucléaires.
Congestion périphérique avec altérations des parois vasculaires infiltrées de cellules rondes.
Cas XXX. — Pyocyanique intracarotidien (Cobaye n° 2).
2 octobre. — Injection carotidienne droite de culture pyocyanique (24 h.). L'animal vit quatre jours.
Méninges corhicales. — Congestion, Très peu d'infiltration leucocytaire : quelques mononucléaires,
Ependyme ventriculaire. — Petits foyers hémorragiques à la surface du ventricule. £
Desquamation de l’épithélium. Tissu névroglique dissocié, infiltré de sang, de cellules rondes, de macrophages. Quelques rares polynueléaires. Pas de lésions de l'épendyme de la moelle cervicale.
Cas XXXI. — Carmin intraventriculaire (Chien n° 4).
Chien sacrifié 10 jours après l’opération. Le carmin a franchement pénétré dans le ventricule. On trouve l'orifice d'entrée de l'aiguille.
Dans les coupes histologiques :
Carmin libre dans la cavilé. — Il y en a peu. Généralement les particules ont été englobées dans des cellules mononucléaires,
Dans l'épithélium. — Quelques particules sont entre les cellules. Il n'y en a pour ainsi dire pas dans les cellules elles mêmes : Quelques grains très petits et très rares dans le protoplasma. Dans la névroglie sous-épithéliale, il existe une infiltration marquée de carmin dans presque toute la zone sousépendymaire. Du reste on note un certain degré de réactions cellulaires diffuses dans cette zone, particulièrement autour des vaisseaux (injection probablement insuffisamment aseptique). Infiltration carminique sous forme de petits amas : particules dans des cellules mononucléaires probablement migratrices (peut-être névrogliques). Quelques particules libres dans les mailles.
Gainile carminique. — Amas de carmin dans les gaines : quelques grains libres, généralement ils sont dans des cellules mononucléaires. Plexus choroïdes. — Les vaisseaux-sont bourrés de carmin : il en existe
aussi dans les mailles conjonctivo-vasculaires.
Aqueduc de Sylvius.— Beaucoup de carmin sous l’épithélium.Gainite carminique très marquée, Un peu de carmin libre à la surface. Pour ainsi dire pas dans l'épithélium lui-même.
Ependyme médullaire. — Très peu de carmin dans la cavité. Quelques
grains entre les cellules épithéliales.
Un peu de carmin dans la région -sous-épithéliale. Gainite carminique
légère.
—————————pZ
Cas XXXII. — Carmüin intracarotidien (Cobaye n° 3).
L'animal meurt très peu de temps après l'opération .On trouve du carmin en grande quantité dans les vaisseaux méningés. Il en existe quelques particules libres en plein dans la cavité ventriculaire.
Cas XXXIII. — liydrocéphalie congénitale.
Méninges cérébrales. a Fréquemment distendues, œdémateuses, sans aueune intiltration cellulaire.
Plexus choroïdes. — {Is paraissent un peu congestionnés. Les végétations papillaires ne semblent pas modifiées, en ce qui concerne leur nombre, leur. volume, la structure de l’épithélium (il s’agit d’ailleurs de pièces ayant très longtemps séjourné dans le formol). ,
Ependyme ventriculaire. — Macroscopiquement il apparait souvent comme tapissé par une sorte d'enduit grisâtre finement granuleux. Par endroits, sur des surfaces très étendues, il existe un aspect réticulé à mailles serrées, constitué par des tractus linéaires très fins. En certains autres points il y à de petites dépressions circulaires de 1, 3 ou 4 mm. d'ailleurs peu profondes. Par places on voit quelques granulations.
Sur les coupes microscopiques, l’épithélium est souvent aplati, avec noyaux ovoïdes et allongés, comme si l'élément avait été étiré par la distension ventriculaire.
La névroglie sous-épendymaire est plutôt à fibres allongées parallèlement à la surface. Les mailles sont très larges.
En certains points (quatrième ventricule), les fibrilles sont serrées et épaisses, constituant une sorte de sclérose sous-épendymaire.
Les granulations sont fréquentes et constituées, à peu de chose près, de la même façon que les granulations décrites au chapitre des épendymites chroniques, Elles sont assez peu riches en cellules névrogliques dans les mailles. L’épithélium est souvent tombé au sommet. Certaines sont pourvues de vaisseaux à l’intérieur de la granulation, mais ce n’est pas la règle.
Nous indiquons les trois observations suivantes, bien qu'elles ne comportent pas d'examen anatomique, comme exemples cliniques rentrant dans la catégorie des faits étudiés dans ce travail.
Cas XXXIV. — Pseudo-tumeur cérébrale. :
Mile Mo...., âgée de 39 ans, exerce la profession d'institutrice. Sa mère a
(1) Les deux premiers cas ont fait l'objet d'une leçon clinique de M. le Professeur Raymonp publiée dans la Presse médicale (9 mai 1910), et d'une pu-
MS à la Société de Neurologie (MM. F. Raymono, H, Français et Pierre ERLE),. ]
PIÈCES JUSTIFICATIVES ; 217 TETE PNR epsnemseses + 4. 0, {2 04 NM RE Rs
fait deux fausses couches, et a eu un enfant mort et six enfants vivants.
£ Notre malade est née la quatrième. L’ainée de ses sœurs est morte d'une
ostéite syphilitique ou tubereuleuse, Le second enfant était hydrocéphale.
Le troisième très cachectique n'a vécu que quatorze mois. Les autres sont bien portants.
Au cours de son enfance, Mlle Mo... a eu plusieurs maladies infectieu ses : la rougeole à l'âge de cinq ans, la scarlatine à 6 ans, la coqueluche à 8 ans, la variole à 13 ans. Vers l'âge de 10 ans elle eut une hémoptysie et présenta quelques jours de la fièvre et un peu de délire. La menstruation s'établit à l'âge de douze ans, sans incident. Elle a toujours été nerveuse, et présente depuis son enfance, un peu de tremblement des extrémités. De 20 à 23 ans, elle souffrit fréquemment de céphalée, de vertiges et accusa parfois un peu de raideur douloureuse de la nuque. Ces malaises diminuaient progressivement d'intensité, lorsqu'à 23 ans se déclara l'affection grave sur laquelle nous allons insister. Après une période de quinze jours durant laquelle elle éprouva de violentes douleurs dans la tête et le long de la colonne vertébrale, ell s'alita et l'affection entrée dans sa période d'état se manifesta par une série de symptômes qui firent ppser successivement le diagnostie de méningite et celui de tumeur cérébrale. C'était une céphalée très violente avec exacerbation apparaissant sous l'influence des mouvements et du bruit : des vomissements rendant par leur fréquence l'alimentation difficile ; de la raideur douloureuse de la nuque ; de l’incontinence des urines et des matières fécales ; enfin des crises convulsives particulièrement accusées dans le côté droit et assez fortes pour que la malade fût plusieurs fois projetée hors de son lit. A ces phénomènes s'ajouta un état de torpeur et de somnolence avec fièvre qui persista trois semaines.
Des troubles importants de la vue se montrèrent, dès les premières manifestations morbides. Ce furent des taches, des scotomes scintillants dans le champ visuel, bientôt suivis d'amaurose qui fut presque complète dès le neuvième jour de la maladie,mais régressa notamment après cinq semaines de durée. Au bout de deux mois 1/2, les autres troubles diminuèrent peu à peu d'importance. La convalescence s'établit, et la malade put quitter l'Hôtel- Dieu où elle avait été soignée. Elle était capable de marcher, mais se sentait un peu faible du côté droit et avait besoin d'une canne pour se soutenir. Elle ne put se remettre au travail tout de suite, en raison de l'obnubilation intellectuelle qui ne s’effaça que lentement, et des troubles de la vision. Ceuxci avaient diminué momentanément, mais ils reprirent de l'importance deux mois plus tard, La malade voyait les objets déformés, sans aucune netteté, et avait parfois de la diplopie. M. Galezowski, consulté en avril 1895, c’est-àdire environ 18 mois après la maladie, diagnostiqua une névrite optique et une atrophie par compression. Elle fut soumise au traitement mercuriel qui, non seulement n'amena pas d'amélioration, mais fut suivi de symptômes d'intoxication : stomatite mercurielle, et névrite aiguë avec æœdème des membres inférieurs et de la face.
a + oo
A l'âge de vingt-cinq ans,elle put enfin reprendre ses occupations. Elle constata alors, en voulant porter à nouveau ses cols, que son cou avait grossi de trois centimètres. Vers la même époque se montra aussi un certain degré d’exophtalmie.
Etat actuel. — On constate des phénomènes appartenant au syndrome de Basedow, ë
Il existe une augmentation de volume du cou portant sur le corps thyroïde uniformément hypertrophié. Un tremblement à oscillations rapides et menues apparaît nettement lôrsqu'on prie la malade d'étendre les doigts. Les battements du cœur sont rapides et sont en moyenne de 120 par minute.
L'exophtalmie est fort accusée et coexiste avec des troubles importants de la vision. La cécité est complète à droite, tandis qu'à gauche la vue est suffisante pour permettre à la malade de se conduire et de lire. La pupille gauche seule se contracte à la lumière, et le réflexe de la convergence ne se fait qu'avec l'œil gauche. L'examen oculaire fait par M. Dupuy Dutemps montre qu'il existe une atrophie bilatérale. Les papilles ont des contours flous, indiquant que l'atrophie est consécutive à une névrite optique œdémateuse, À droite, l’atrophie papillaire est complète. Il existe en outre de ce côté au voisinage de la papille un foyer ancien de choroïdite. A gauche, côté où la vision est, en partie, conservée, il n'existe plus de choroïdite.
La ponction lombaire a été faite récemment Le liquide céphalo rachidien s'est écoulé en jet et sous forte pression. Il ne renfermait aucun élément anormal. :
L'état général est excellent et l'examen minutieux du système nerveux ne dénote l'existence d'aucun autre trouble. La musculature est bonne et on ne trouve nulle trace de la parésie droite que la malade a présentée jadis.
Cas XXXV. — Pseudo-tumeur cérébrale.
Mile Gu..., àgée de 34 ans, exerçait la profession de couturière. Parmi ses antécédents héréditaires et familiaux, nous signalerons que sa mère a succombé à la phtisie pulmonaire et que deux de ses sœurs sont mortes en bas âge d'accidents méningés. Elle a toujours joui d’une excellente santé jusqu'au jour où, brusquement, ont débuté les accidents qui l'ont amenée à la Salpétrière. Le 24 janvier 1900, elle perdit connaissance, tomba, mais sans crier, ni se débattre. Au bout d’une heure et demie, elle revint à elle, et à partir de ce moment éprouva de violentes douleurs de tête, présenta quelques hallucinations et eut des vomissements. Au bout de quinze jours én-
-viron, la vue qui jusque-là était restée normale, se troubla brusquement. Elle perdit, en quelques heures, la vision de l'œil gauche ; le lendemain celle de l'œil droit.
Les jours suivants, se montra un état de torpeur intellectuelle avec phénomènes délirants, état qui dura seulement quelques semaines, La cépha-
PIÈCES JUSTIFICATIVES 219 ee Le »
16e demeura très vive, puis diminua peu à peu et ne disparut complètement qu'au bout de deux ans. Depuis l’année 1902 tous les phénomènes morbides ont disparu. La cécité seule persiste. On ne peut déceler aucun autre trouble dans le fonctionnement du système, L'état général est excellent. Pendant la phase aiguë de l'affection, la constatation d'un œdème papillaire avait fait porter le diagnostic de tumeur cérébrale. Il existe actuelle-
ment une double atrophie optique consécutive à une névrite œdémateuse ancienne.
Cas XXXVI. — Syphilis cérébro-spinale, — Hypertension intra-cränienne. Pseudo-tumeur syphilitique quérie par le traitement.
Mme B..., âgée de 35 ans.
Antécédents personnels. — A l'âge de 25 ans,abcès d'origine ganglionnaire de la région cervicale qui fut incisé et qui causa de l'albuminurie passagère. Elle est sujette aux migraines.
Se marie à 34 ans. Son mari avoue la syphilis ; le chancre date de deux ans avant le mariage. Il n'eut pas d'accidents depuis son mariage.
L'affection débuta brusquement en mai 1909 par de la céphalée très violente, toute différente, dit la malade, des migraines dont elle souffrait souvent, par des vomissements sans efforts, des vertiges qui la font tomber plusieurs fois dans la rue. On fut obligé trois fois de la ramener chez elle. Pendant quinze jours elle peut encore aller et venir, puis elle est obligée de s'aliter complètement. Pendant trois mois elle souffre de la céphalée continuelle, jour et nuit, l'empêchant de dormir ; les analgésiques sont sans effet. Elle vomit tous les jours, souvent plusieurs fois par jour. Elle se lève parfois quelques heures dans la journée : des vertiges la font tomber quand elle essaie de marcher, Pas de symptôme de paralysie, ni de convulsions. 4
Pendant toute cette période la vue se trouble et devient de plus en plus mauvaise. Pas de diplopie.
Le 15 septembre elle entre à la Salpêtrière, en proie à une céphalée atroce, s'accompagnant de vomissements ; plongée dans un état de torpeur et d'indifférence complètes. Elle est constipée. Pas de raideur de la nuque, ni de Kernig. Le 17, une ponction lombaire révèle une lymphocytose très abondante.
L'examen ophtalmoscopique indique une stase papillaire bilatérale. V — 1/3 à droite et à gauche. Ptosis droit très léger. Pas de diplopie et pas de nystagmus. Les pupilles réagissent bien.
18. — On commence un traitement mercuriel intensif : cyanure de mercure intraveineux, alternant avec des piqûres intramusculaires de biiodure de mercure
me
25. — L'amélioration est déjà manifeste : elle reste abattue, mais la céphalée diminue progressivement. |
Un: peu de stomatite mereurielle fait suspendre le traitement pendant quelque temps. Les vomissements ont complètement cessé.
A l'examen, on ne constate aucun phénomène paralytique. Les réflexes sont vifs mais symétriques. L’orteil, par excitation plantaire, est en flexion des deux côtés. ie
La stase papillaire a beaucoup diminué. L’acuité visuelle est revenue presque à la normale du côté gauche. On note un peu d'inégalité pupillaire, Les pupilles sont un peu paresseuses à la lumière.
On continue le traitement mercuriel. Le 15 octobre, la malade sort complètement guérie.
Cas XXXVII. — Pseudo-tumeur cérébrale par empyème ventriculaire.
Observation de Mocouin (Résumée, Vouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1905, p. 651).
Serrurier de 32 ans, alcoolique. Entre à l'hôpital maiade déjà depuis 15 jours : faiblesse, douleurs lombaires et surtout violente céphalée. A son entrée il présente des phénomènes délirants, alternant avec un'état de torpeur et de somnolence très marqué, la parole est confuse et empâtée. On constate à l'examen du tremblement de la langue et des mains. Les réflexes patellaires sont faibles. Les réflexes pupillaires sont conservés. Les urines contiennent un peu de sucre et de l’albumine. Quelques jours après son entrée survient une pleuro-pneumonie avec agitation, élévation thermique à 39°. Pendant une semaine la température oscille autour de 38, la respiration prend le type de Cheynes-Stokes. L'amélioration se produit et la température retombe à la normale. Le pouls reste accéléré et petit La céphalée est extrême et le malade retombe bientôt dans la somnolence et la torpeur. Un symptôme nouveau apparait : la diplopie. Le malade vomit ce qu'on essaye de lui faire prendre. Cet état dure encore 14 jours et le malade meurt après un mois et demi de maladie.
Autopsie. — Les méninges sont congestionnées, le quatrième ventrieule parait fermé par des adhérences méningées. Les ventricules extrêmement dilatés laissent échapper à la coupe un liquide jaunâtre. L'épendyme est recouvert de pus jaune verdâtre.Les cornes postérieures contiennent une grande quantité de pus. ,
Examen microscopique. — Les coupes des parois épendymaires montrent une quantité de petits foyers d'infiltration ayant pour centre un vaisseau plus ou moins altéré. Les cellules épendymaires sont généralement conservées. L'infiltration périvasculaire sous-épendymaire (il n’y a pas ou très peu de polynucléaires) n’épargne aucun point de la surface ventriculaire.
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Les plezus choroïdes ne présentent que peu de réactions inflammatoires et à leur. niveau les vaisseaux sous-épendymaires apparaissent indemnes. En certains points des amas de pus sont déposés à leur surface, sans que ceux-ci se montrent particulièrement infiltrés dans leur intérieur.
Le quatrième ventricule présente des lésions de même nature.
Les méninges présentent une infiltration marquée dans la région du bulbe
et de la protubérance et de la base du cervelot : il semble y avoir continuité
du processus épendymaire et du processus méningé en ces points. Les méninges cérébrales peuvent être considérées comme intactes.
Cas XXX VIII. — Hydrocéphalie intense de l'adulte (Brain, 1902, p. 140).
Observation de Parkes-Weger (Résumée).
Jeune femme de 28 ans, entre à l'hôpital, malade depuis 10 jours : céphalée, vomissements, vertiges. On constate un peu de névrite optique des deux côtés. Il existe un léger degré de raideur de la nuque. Pas de fièvre : 3707 (100 Farenheit).
Il n'y a pas de raison de croire à la syphilis : on prescrit cependant le traitement mercuriel qui amène une légère amélioration. Pendant son séjour à l'hôpital, on note encore du nystagmus, de l'ataxie avec démarche hésitante. Les réflexes sont vifs et symétriques. Le vertige s’accentue de plus en plus, les vomissements deviennent de plus en plus fréquents et la malade meurt après une période d’exacerbation de la céphalée qui s'accompagna de rigidité des membres et de mouvements convulsifs. Le pouls était très accéléré. La maladie a duré 6 mois.
AuTorsie. — Les circonvolutions sont aplaties, les ventricules extrêmement distendus laissent échapper un liquide clair sous tension élevée. L'épendyme est épaissi. Les plexus choroïdes paraissent normaux, il n'y a pas de méningile .
Examen microscopique. — Les lésions sont essentiellement caractérisées par de l’infiltration périvasculaire sous-épendymaire, dans toute l'étendue des cavités ventriculaires, mais surtout sur le plancher du quatrième ventricule.
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