‹ Etude sur les Essais de MontaigneChapitre 141 sur 250 · VUE SECOND · texte numérisé non relu

VUE SECOND

l)l(''. il ciisl à cliciclu'i- la victoire sanjj^lante et luiz.ii-

(leiisc Il dressa sa battaille en rond, assie{;eaiit de

toutes parts l'ost des Portii^jais; lequel rond venant à se courber et serrer, les eiiipcsclia non seulement au conHict ("(jui feut tresaspre par la valeur de ce ieuue roy assaillant), veu qu'ils avoient à montrer visa(;e à touts sens, mais aussi les empesclia à la fuvte aprez leur roupte; et, trouvants toutes les yssues saisies et closes, ils feurent contraincts de se reiecter à eulx mesmes — , et s'amonceller les uns sur les aultres, fournissants aux vainqueurs une tresmeurtriere victoire et tresentiere. 3Iourant il se feit ])orter et tracasser où le besoing l'appelloit, et, coulant le lonjj des files, enliortoit ses capitaines et soldats, les uns aprez les aultres : mais un coing de sa battaille se laissant enfoncer, on ne le peult tenir ([u il ne inontast à chenal Tespee au poing; il s'efforçoil pour s'aller mesler, ses gents l'arrestants, qui par la bride, qui par sa robbe et par ses estriers. Cet effort acheva d'accabler ce j)eu de vie qui luy restoit : on le recouciia. Luv, se resuscitant comme en sursaull de cette pasmoison, toute aultre faculté luv défaillant pour advertir (ju'on teust sa mort, (jui estoit le plus nécessaire commandement quil eust lors à (.lire, afin de n'engendrer quelque desespoir aux siens |)ar cette nouvelle, expira tenant le doigt contre sa bouche close, signe ordinaire de faiie silence. Qui vesceut onrques si long temps, et si avant en la moil ? <|ui mouiiil oncques si debout?

rjiAi>n lu: xxit.

Di;S PUSTES.

Les rhemins de (er et la télejjrapliie (''!ertri(nie (loiment in)e coiilciir ailrciisement laïu'e a ce clia- |)iti'('. Mais il est ciiiieux rien (|iie par le eoiitraslc, et comme il est court, je vais le citer en entier.

(Jnelqnes mots ;i\<nil..lc ne venx pas laisser ('■clia|)per cette rare occasion de donner nn piste élo{>e an siècle on nons sommes, et, (piand nous entrons dans le domaine de la science, il y aurait mauvaise {^ràce a ne pas mettre le dix-neuvième siècle iidiniment audessus de ceux (jui l'cnit préct'dè. Cette (|ueslion des j)Ostes présente en effet une des consèipiences les |)lus mei veilleuses des d{''cou\ crtes scientififpies modernes, j)uis(pie an|ourd'tiui (juelqueslieures siiKisent poui' nous mellre en connumncation , dans nos raj)poits de lamille ou d'affaires, avec des pays éloignes de nous de plus de trois mille lieues. Au temps de Montai(;ne on n'cUait jjiu're plus ;nanc('' que dans ranti(|nilè la plus reculée. C'est dans l'histoire des Perses qu il faut clierchei* les |)remières traces d'un service de |)ostes. Les civilisations grecque e-t romaine ne nous si.'jualc.'ut aucun pro(jrès notable sui'

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