‹ Etude sur les Essais de MontaigneChapitre 161 sur 250 · LIVRE SECOND. aO · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. aO

sive, nous dit Montaigne, que les yeux les plus continents ne pouvaient en souifiir l'éclat. Entrant alors en furieux dépit contre lui-même et contre ces riches j)résents que la nature lui avait faits, « il détailla et » troubla, à force de playes qu'il se feit îi escient et )' de cicatrices, la parfaicte proportion et ordon- » nance que nature avoit si curieusement observée » en son visa.<je. »

Ce Spurina fit là un acte de folie, et me rappelle un Lovelace de je ne sais plus quelle comédie qui, dans la rue, se cachait la figure avec un pan de son manteau, parce que toutes les femmes devenaient amoureuses de lui. Passons vite à une réflexion que je trouve à la fin de ce chapitre, et que je m'abstiens de commenter, n'osant trop dire qu'elle sei'a du goût de beaucoup de maris :

Il est à Tadveutiue plus facile de se passer nettement de tout le sexe, que de se maintenir deuement de tout poinct en la compaiyniede sa femme.

■■M) i':Tin»K sur. les essais de moa^taiga'e.

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