CHAPITRE XIII
CERIMOXIE DE l'eNTREVEUE DES ROYS.
Montaifjne fait voir ici son espritlibreet peu courtisan , eu égard au temps où il vivait. Il met peu
* Son cœur reste inéhranlahle, et c'est en vain qu'il pleure. Vincii.E, Enéide, IV.
:î2 KTUDF SUR LES ESSAIS DE MONTAIGNE.
d'importance à tout ce qui est cérémonie. Il lui sufiit (létre un lionimc de honne coiM|ta{;uic et de se montrer ])on sans exapératinn : > l'ay veu souvent, dit- 1) il, des JKjmmes incivils par trop de cixilité, et im- » portuns de courtoisie. »
Montaigne reçut plusieurs fois la cour. Henri IV logea chez lui.
V nos rej;lt>s comiiunics, ce scioit uni' imlable
clisroiuîoisie, of à l'endroict <riiii pareil, et piius à Teri- (Iroicl (1101 [;iaii(l, de laillir à vous Ironvei' (liez vous (|naii(l il vous auioit advcilv iTy debvoir \enii- : \oire, adioiiNloil la roync de Aavarre .Mai;;iierite à ee propos, que c'esloit incivilité à un {;eiilillioii)ine de paitir île sa maison, coinine il se f'aicf le plus souvent, pour aller au d('\ant de rdnv <pii le vient tjonver'. pour- ;;iviiid qu'il soit: cl (pi"il est plu'^ respectueux et ei\il de l'attendre poui' le recevoir, ne Feiist (|ue de peur de faillii' sa route; et cpiil snilit di' lacconipaipfuer à son parteiiient. l'oiu' inoy, i'oid)lie souxent Fan et Taultie de ces vains ollicfs; eouinie ie reiranclie en ma maison aulanl <pie ic puis de la cerimoiiie. Ouelqu'iin .>V'n ollt•lr^e, qn'v lérov ie'!* 11 vault inieulx «pie ie Tofleiise pour une fois, f[ue mov louts les ionrs; ce seroit une suhieclion coutinuelle. A t[iujy faire fuit on la servitude des courts, si on l'cntraisne iiisqnes en sa tanière?
Non seulement cliasque pais, mais cliasque cité, et clias(pie vacation, a sa civililé [)arlicidiere. Tv av esté assez soijpieusement dri'ssé en mon enfmce, et av vescii en assez 1,'onne compaignie, |)Our n'i(jnorer pas les loix de la nostre Françoise, et en tiemliois e:-cl)ole. ["a'.iiie à