CHAPITRE XV
DE LA PUNITION DE LA nOUARDISK
l'ouy aiiltrelois tenir à un prinre et tresjjrand capitaine, que pour lasclielé de rœnr un soldat ne pouvoit
estre condamné à mort A. la vérité c'est raison qu'on
face ffrande diflereuce entre les fanltes qui viennent de
nosire foiblesse, et celles qui viennent de nostre malice
De manière que prou de {^ents ont pensé qu'on ne se pouvoit prendre à nous que de ce (pie nous faisons contre nostre conscience; et sur cette régule est en |)artie fondée l'opinion de ceuîx qui condemnent les jiunitions capitales aux hérétiques et aux mécréants
INIontaif^ne tenait là un lan^ja^je hardi pour son temps, il aurait certainement voulu en dire plus encore. Mais rien rpie ce blâme inflige aux cruautés commises au nom de la religion était, en même temps qu'un acte de courage, un service rendu à l'humanité (pii s'acheminait, guidée par le génie d'un grand liomme comme par un flambeau, vers un avenir meilleur et plus conforme à la raison.