‹ Etude sur les Essais de MontaigneChapitre 31 sur 250 · LIVRE PT^EMIEH · texte numérisé non relu

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travail, de l'habilcte' et du talent. De plus, loin de nous porter préjudice, ils nous sont (rès-ntiles etnous avons besoin d'eux. L'économie sociale a fait de grands progrès, surtout depuis le commencement de notre siècle. Elle e\j)lique cette loi des échanges qui profite à tous, et (|ui est aujoiud'liui la richesse des nations.

Sur quehjues autres points, Montaigne est bien dans le vrai, et c'est encore maintenant comme de son temps. Par exemple, quand il parle des officiers de justice, nous avons aujourd'hui les avoués, et n'est-il pas vrai que les procès sont ruineux? Et les médecins! Oh! ici, j'accepte franchement le titre de ce vingt et unième chapitre : le prou ft de l'un est dommage de l'auhre. Le médecin gagne toujours, que le malade guérisse ou non ; or, ce dont je suis convaincu, et en cela je suis de l'école de Molière qui a presque toujours raison , c'est que le plus souvent le malade? guérit, sans que le ujédecin y soit pour rien, et dans ce cas ce que coûte le médecin représente un dommage, une dépense inutile et mal faite. Il faut être juste; il arrive parfois aux médecins de nous rendn; la santé, et, comme on l'a souvent dit, ceux qu'ils tuent ne se sont jamais plaints : c'est là certainement le plus beau côté de leur profession.

En résumé, il me parait incontestable que Mon-

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