DE LA COUSTUME, ET DE NE CHANGER AYSEEMENT UNE LU Y ISECEFE
ÎNIoiitaij'jiio dans la première paitie de ce chapitre cite de tiès-iiombieux exemples de \a lorce d(,' l'hal)!tude, et dans \a seconde s'ëlève à des considérations sociales et j)oliti(jues avec ce (jrand Ijon sens, cet esprit de modération et de justice, où l'on leconnait l'heureuse influence du livre des Essais sur le profjrès des idées et ce (jue lui doivent légitimement les civilisations modernes.
Celiiy me scm])lo avoir tresbien conceu la force tlo la coustume , qui premier forjjea ce conte, cpi'une femme de villajje, ayant appiins de caressier et porter cntie ses hras un veau dez l'heure de sa naissance, et continuant toiisionrs à ce faire, gaijjua cela par raccoustumauce, que, tout grand bœuf qu'il esloif, elle le portoit encorcs : car c'est, à la vérité, une violente et traistresse maistres.'C d'escliole que la coustume. Elle establit en nous, peu à peu, à la desroljee, le pied de son auctorité; mais par ce doulx l't liuud)le commencement, l'ayant rassis et |)lanlé avec l'aide du temps, elle nous descouvre taiilOï>1 un furieux et