‹ Etude sur les Essais de MontaigneChapitre 47 sur 250 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

mense bicnfaiL assuré iminanquahlement à l'avenir par ces élocjuerites paroles ! Il ne nous siiffil pas d'admirer. Remercions ÎMontaijjne d'avoir ainsi ouvert la voie à l'un des plus incontestables pro^jrès des temps modernes. Et pourl;int il ne fut pas tout d'abord écouté. Longtemps apiès, dans la célèbre maison de Port-Royal, les enfants étaient soumis aux plus durs traitements.

On j)Ourrait ici placer cette lemarque, que ^lontaigne ne fut pas apprécié à sa valeur par ses contemporains. Sa gloire grandit après lui. Mais c'est surtout au dix-huitième siècle qu'appartient l'iionneui' de l'avoir portée au degré élevé qu'elle mérite.

Pour les dernières pages de ce chapitre , je m'en tiens à regret à citer quelques lignes seulement :

Le monde n'est que babil ; et ne veis iamais homme qui ne die plustost plus, que moins qu'il doi])t.

Gela est vrai de tous les temps, et peut-être plus encore de notre temps.

C'est un bel et grand adgencement sans doubte que le grec et le latin, mais on l'acliete trop cher

Tout le monde pense cela aujourd'hui ; tout le monde dit qu'on donne trop de temps au grec et au

latin. Mais la tradition est la plus forte, et les choses ont peu changé.

Voici comment Montaigne termiiie ce heau traité d'éducation :

Pour revenij- à mon propos, il n'y a k'I que d'alleiclier l'appétit et l'affection ; aiiltreincnt on ne faict que des asnes chargez de livres, on leur donne à coups de fouet en [jarde leur poclietic pleine de science; laquelle, pour bien faire, il ne fault pas seulement lo;;er chez sov, il la fault es|)onser.

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