‹ Etude sur les Essais de MontaigneChapitre 58 sur 250 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

d'un default de nos polices.

Feu mon yicre, homme, pour n'estre aydé que de l'experlence et du naturel, d'un ingénient bien net, m'a dict aultrefois cpi'il avoit désiré mettre en train qn'il y eust ez villes certain lieu désigné, auquel cenlx qui auroient besoing de quelque chose se peussent rendre, et faire enregistrer leur altaire à un officier estably pour cet effect : connue, « le cherche à vendre des perles; le cherclie des perles à vendre; Tel veut compaignie pour aller à Paris; Tel s'enquiert d'un servi teui' tie telle «pialilé; Tel d'un maistre; Tel demande un ouvrier; qui cecv, qui cela, selon son besoiug. » Et semble que ce moyen de nous entr'advertir apporteroit non Icgiere commodité au commerce publicque; car à toufs coups il y a des conditions qui s'entrecherchent , et, pour ne s'entr'entendre , laissent les hommes en extrême nécessité.

Si je ne me trompe, c'est, sous une autre forme, l'idée de l'annonce. La quatrième pa(je de nos journaux répond au désir exprimé par INIontaigne, et même le dépasse de jjeaucoup. Peut-être dirait-il

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