‹ Étude sur les ex-dono et dédicaces autographes (volume 2)Chapitre 5 sur 6 · COMEDIE · texte numérisé non relu

COMEDIE

aepr^sentéepourla'première fois, à Paris, sur le théâtre impérial de l' Ode on, le aa février 18 64-.

Bibliothèque de Mr Alexandre Dumas.

J'ai trouvé de Ponsard deux Ex-dono plus intéressants dans la collection de Rachel ; le premier, sur V Honneur et l'Argent. (Paris, 1 853.)

a Je mets à vos pieds, avec reconnaissance, une pièce qui a eu la gloire d'être applaudie par vous.

F. Ponsard. »

Le second, sur la Bourse. (i856.)

« A ma chère et bien-aimée Rachel, tendre et puissante, vieille et sincère amitié.

F. Ponsard. »

Citons encore ces lignes écrites sur un exemplaire de la Perle noire suivie du Rosier de Schubert :

« Lisez la prose, mon cher Roques, et puisse-t-elle vous distraire un moment, mais ne lisez pas mes vers après les vôtres.

Votre ami, Victorien Sardou. »

L1 Ex-dono, presque toujours improvisé et souvent adressé à de fort intimes amis, affecte parfois une forme facétieuse ; ces plaisanteries sont encore une des faces curieuses de la dédicace autographe, ainsi que vont le prouver les citations qui suivent :

Un poëte disparu, Albert Glatigny, s'est souvent laissé glisser sur la pente gaie.

Sur un exemplaire des Vignes folles il écrivait :

« A mon brave Launay. Vive la gloire, mille escadrons !

Sur un autre offert à Olivier Métra ce calembour rimé :

« Ce livre qu'une mère aux enfants permettra Rarement, je te l'offre, homme sans pair, Métra! »

Sur un troisième, et ici on pourrait le croire animé d'un souffle prophétique, il écrivait :

« A M. Vermorel.

Puisse la lecture réitérée de ce bouquin lui faire abandonner la voie funeste dans laquelle il s'engage,

Albert Glatigny. »

Puisque nous en sommes aux gaietés, copions sur un exemplaire de la Vieille maîtresse cet Ex-dono travaillé de M. Barbey d'Aurevilly :

« Tu bus cette absinthe avec cœur, Rebois de cette essence amère ; C'est toujours la même liqueur, Mais ce n'est plus le même verre. »

Le livre était offert à Ch. Coligny, qui répondit — plus clairement, il faut le reconnaître :

« Ta muse m'enivre et m'altère, C'est Circé, Locuste, Hermosa ; Tu peins en Salvator Rosa, Mais tu rimes comme Voltaire ! »

Rappelons, puisque nous tenons les poètes, ce qua-

Victorien Sardou

ir.

LA

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