ALEX. DUMAS
Sainte-Beuve inspirait souvent de pompeuses dédi-
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caces; en voici d’abord une de madame Desbordes Valmore sur Bouquets et Prières (Paris, Dumont, 1845):
« Au cœur du poëte, Un cœur de femme.
MaARCELINE VALMORE. »
Puis, un de George Sand sur Monsieur Sylvestre (Lévy, 1866): | « À mon ami Sainte-Beuve, chère et précieuse lumière dans ma vie. GEORGE SAND. »
Sur un exemplaire de Daniel (1859):
« À Sainte-Beuve,
A vous, mon cher maître, qui avez bien voulu assister à la naissance de cet enfant de mon esprit.— Avec les plus chaleureuses expressions de reconnaissance de votre obligé. E. FEYDEAU. »
Peu de jours avant sa mort Sainte-Beuve recevait un exemplaire de la Comtesse de Chalis avec ces mots:
« Mon cher Sainte-Beuve, je ne croirai pas avoir perdu mon temps, si la lecture de ce livre peut vous faire oublier vos souffrances. ERNEST FEYDEAU. »
Les hommes supérieurs laissent après eux un héritage précieux entre tous, celui des affections qu’ils ont ressenties; les hommes qu’ils ont aimés deviennent promptement chers à ceux qui les regrettent.
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On trouve la trace de ce sentiment dans cet Ex-dono de G. Flaubert, adressé à M. Jules Troubat, un ami de Sainte-Beuve, peu de temps après la mort de celui-ci. IL est écrit sur un volume de l’édition originale de l'Éducation sentimentale (Paris, Lévy, 1870) :
« À monami Troubat, pour lui et en souvenir de l’autre.