‹ Étude sur les Fistules du Sinus FrontalChapitre 5 sur 50 · AN · texte numérisé non relu

AN

Bois

Étiologie

Recherchons d’abord les lésions qui peuvent donner naissance aux fistules complètes du sinus frontal, nous examinerons ensuite les conditions qui en favorisent la formation.

Les fistules du sinus frontal se montrent dans trois conditions étiologiques bien différentes.

4° Elles succèdent immédiatement à un traumatisme : fistules traumatiques.

9 Elles sont le terme ultime d’un travail inflammatoire: aboutissant spontanément à la perforation des téguments : fistules inflammatoires.

3° Elles succèdent à une intervention chirurgicale, évacuatrice d'abcès ou de kystes et commandent une nou- . velle intervention : fistules post-opératoires.

I. — Fistules traumatiques. — Toute plaie, qu’elle soit produite par un instrument piquant ou tranchant; toute fracture avec solution de continuité des téguments, intéressant la paroi antérieure frontale du sinus, ou la paroi inférieure orbitaire ; tout corps étranger pénétrant par l'une quelconque de ces deux voies, peuvent devenir l’origine d’une fistule. Dans tous ces cas le traumatisme est net. la fistule si elle se produit se montre au point même ou a porté l'agent traumatique ; c’est lui qui a créé la fistule. Ces fistules traumatiques sont très rares. Nous n’en n’avons recueilli qu'un seul cas bien net.

II. — Fistules inflammatoires, — Elles sont de beaucoup les plus fréquentes et on peut dire que la sinusite est en réalité la cause productrice par excellence des fistules du sinus frontal. Rappelons donc les conditions qui président à l’apparition d’une sinusite. Elle est le plus ordinairement la conséquence d’une inflammation de l’appareil olfactif, que celui-ci soit bien évidemment en cause (coryza aigu, cor yza chronique, ozène) ou bien qu'il ne soit pris qu’accessoirement au cours d’une maladie infectieuse qui en masque plus ou moins l’évolution (fièvre typhoïde, scarlatine, rougeole, grippe, ér ysipèle).

Entre ces dêux groupes bien distincts, traumatique et inflammatoire, il y a lieu de faire une place spéciale à un certain nombre de faits où le traumatisme a joué un rôle, mais où l’inflammation a été l’élément dominant. Nous voulons parler de ces cas de chute sur la région orbitaire, de coup sur la région frontale, etc., où l’accident initial était presque oublié déjà, lorsque des douleurs, ou la déformation ont trahi l’existence d’une sinusite. Que s'est-il passé au Juste dans ces cas ? Y a-t-il eu félure initiale avec déchirure de la membrane du sinus, petit séquestre détaché, accident de périostite traumatique ; en un mot le traumatisme a-t-il été le point de départ réel, ou n'est-il venu qu'apporter un appoint plus ou moins accusé à un travail inflammatoire déjà existant, mais latent ; c’est la un point de pathogénie qu’il est toujours-difficile de résoudre, lorsqu'on n’est appelé, comme c’est la règle, que longtemps après.

Il est encore des sinusites dont l'interprétation prête à discussion. Existe-t-il des sinusites tuberculeuses primi-

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