ET CORRECTIONS
P. 174, n. — Cf. Les translations miraculeuses d'Alexa7idre et de Pierre-Marcellin-, l'ensevelissement de Pierre et Marcellin et celui de Vitus.
P. 188. — Il semble bien que la mère de Lucie est guérie, sinon pendant la nuit, du moins tandis que Lucie s'endort miraculeusement et voit apparaître Agathe; il est certain, d'autre part, que la mère de Lucie touche alors le tombeau (cf. p. 180, note 1. Cf. p. 188, 190]. — Il est clair que ces deux détails sont en rapport avec la pratique de l'incubation : le fidèle s'endort, escomptant un songe qui sera une bénédiction [cf. les rituels sémitiques : Pétrie : Researches in Sinaï, London, 1906. Revue Riblique^ 1907, 140- 141 ; — et les inscriptions d'Epidaure : Gollitz-Bechtel : Sammlung der (jriechischen Dialekt-Inschriften^ 3339-41, Cavvadias cité supra» p. 278 et Deubner : De mcuhatione capita quattuor, Leipzig, 1900]. Cf. Aussi les miracles de Come et Damien, Cyr et Jean, Mennas [Delehaye : Légendes hagiographiques y 172].
P. 194. — On célébrait à Catane, durant le xvii^ siècle, une fête avec procession. Cette fête rappelle, paraît-il, la fête d'Isis que Ton célébrait à Corinthe. [Apulée : Métamorphoses, XI, 8]. M. Ciaceri a attiré l'attention sur cette coïncidence : la [esta di S. Agatae Vantico culto di Iside in Catania [^Archivio storico per la Sicilia orientale, ii, 1905, 263].
Je ne connais son étude que par quelques lignes des Analecta Bollandiana. Il serait bon, semble-t-il, que les savants siciliens donnassent une description complète de la procession d'Agathe et des fêtes populaires, en remontant le plus possible dans le passé. Tant que ces fêtes ne seront pas plus précisément connues, il sera impossible de prendre parti.
P. 201. — Une des versions grecques d'^^a/Ae — dont l'original latin était plus étroitement apparenté à Cécile et Vitus, on l'a vu, que celui que nous lisons — dit que Dieu a fait apparaître un olivier stérile, symbole de la froideur des Palermitains.
Ce trait rappelle ce passage de& Formulée d'Eucher : oleaster homo sine fructu uel gentilis ; in apostolo : si autem tu ex naturali excisus es oleastro [Wotke, 19].
APPENDICES
P. 201. — Les anges gardiens qui apparaissent dans Vitus et Agathe sont très anciennement attestés chez les chrétiens : Saint Justin, Hermas, Clément d'Alexandrie [Stromates, v, 14. — P. G., 9. 133], Origène [In Lucam hom. 35. — P, G., 13, 1890, etc.] ; Eusèbe [Demonstr. Evang. iv,, 6. — P. G., 22, 268], saint Hilaire [InMattJu, xxiii, 5. —P.L,, 9, 1020], saint Basile [\l\s. {[. — P, G., 32.273], saint Grégoire de Nazianze [P. G., 37, 519, 1020], etc..
Noter que ces textes sont tous d'origine grecque (on sait le séjour d'Hilaire en Orient). Gassien aussi parle des anges gardiens [Coll., viii, 17 ; XIII, 12. — P. L. 49,730, 929] ; et de même TertiiUien [P, Z., 2, 713], saint Augustin [P. Z., 34, 390, etc...]. 11 semble que cette croyance soit d'origine orientale. Peut-être la mention qu'on en trouve dans nos textes est-elle en rapport avec l'influence de l'Orient sur nos rédacteurs. [D. T. G. i, 1216-1218].
P. 264. — Je n'ai qu'indirectement connaissance d'un article de Thomas Barns, intitulé Quelques problèmes sur le Credo [Journal of theological Studies, juillet 1906, 501]. L'auteur suppose qu'il y a eu, autour de Niceta de Remesiana et de Victorin de Pettau, un foyer d'activité littéraire et théologique presque ignoré jusqu'ici, et peut-être intermédiaire entre l'Occident et TOrient.
Etudiant de tout autres questions que M. Barns, je suis parvenu à la même conclusion que lui.
Préface vu
Tableau des prihcipales abréviations ix