‹ Étude sur les Gesta martyrum romains (volume 3)Chapitre 118 sur 143 · E L'HAGIOGRAPHIE LER1N1ENNE · texte numérisé non relu

E L'HAGIOGRAPHIE LER1N1ENNE

Mamert attaque Fauste (vers 468-69), Fauste est bientôt universellement condamné (passé 480), Césaire prêche la stricte doctrine d'Augustin. De ce jour, l'individualité de l'école de Lérins s'atténue : elle reconnaît qu'elle doit se mettre à la remorque des Africains ' ; elle tend à se fondre avec ceux qui représentent l'influence de ceux-ci. Il semble que, dans le domaine de la littérature hagiographique, son activité diminue en même temps : les légendes dont la notoriété nous a imposé l'étude, ne nous ont plus conduit à Lérins, mais dans le groupe "des moines scythes et des exilés de Sardaigne, en pleine armée augustinienne. Il n'y avait pas lieu de poursuivre plus avant : nous étions du même coup au cœur de

feminee uoluat... (P. L., 39, 2001-2002]. » — « Quid enim est tam démens quam uiriletû sexum in formam mulieris turpi babitu commutare ? Quid tam démens quam deformare faciem et uultus induere quos ipsi etiam daemones expauescunt? Quid tam démens quam incompositis motibus et impudicis carminibus uitiorum laudes inuerecunda delectatione cantare ?induiferino babitu et caprese * aut ceruo similem... [P. L , 39, 2003] ». — « Quicumque ergo in calendis ianuariis quibuscumque miseris bominibus sacrilego ritu insauientibus fiotius quam ludeotibus aliquantam bumanitatem dederint, non bominibus sed dsemooibus se dédisse cognoscant. Et ideo si in peccatis eorum participes esse non vultis, ceruulum siue iuuencam aut alia quœlibet portenta ante domos uestras ueDire non permittatis [P. L., 39. 2004] ». — « Nonnulli in hœc mala labuntur ut diligenter obseruent qua die in itinere exeant, honorem prsestantes aut Soli, aut Lunœ, aut Marti, aut Mercurio, aut Joui, aut Veneri, aut Saturno [2004].

Césaire, dans ses sermons, a utilisé peut-être un sermon pseudo-ambrosien, à moins que l'un et l'autre dépendent d'unesource commune. Ce sermon pseudo-ambrosien [P. L., 17. 617-618] développe seulement, sans donner aucun trait précis, l'idée suivante : qui vult esse divinorum particeps non débet esse socius idolorum; il ajoute seulement que Ianus homo fuit unius conditor civitatis, quse Janiculum nuncupatur, in cujus honorent a gentibus Kalendx sunt januarise nuncupatm.

* Les versions lériniennes de3 gestes apostoliques [G. M. R., iv| présentent h la fois de3 traits lériniens et augustiniens [Thomas, Jean, Sinwn-Jude Matthieu, Barthélémy). [Quelquefois, les textes lériniens observent une prudente réserve : ainsi Lucie de Syracuse).

Fauste est fortement attaqué par les Moines Scytbes: cf. la lettre de Possessor à Hormisdas et le De Incarnatione que Pierre Diacre adresse à Fuigence [P. L., 62, 83, particulièrement colonne 92 C : <• anathematizamus...

prœcipue illos FaustiGalliarum episcopi qui de înonasterioLirinenei provec-

tus est, quos contra prsedestinatiouis senlentiam scriptos esse nou dubium est il. Les Lériniens ne répondent rien. Le décret pseudo-damasien, — qui a peut-être été rédigé par un Lénnien — condamne Cassien et Fauste. Et c'est le Lérinien Césaire, qui, au concile d'Orunge, fait triompher les doctrines anti-lériuiennes. — Sur l'invasion de l'auguatiuisnie à Lérins, cf. Jacquin: La question de la prédestination aux v«-vi« siècles [Revue d'histoire Ecclésiastique (de Louvain), 1906.269].

* Cf. Dasius. 3. ligne 11, action; Sépjiaai mp^t^lr^hot. Cf. Théodoret : H. E. v. 21. 226, et Heinach : Cultes,... u. 96.

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